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Dassault livre à la marine française un nouveau Falcon 50

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Dassault livre à la marine française un nouveau Falcon 50

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C’est le premier des quatre anciens Falcon 50B à usage gouvernemental transformés en avion de surveillance maritime au profit de la Marine nationale. Réceptionné le 6 septembre, à Mérignac, par la Direction Générale de l’Armement (DGA), l’appareil a été officiellement livré cinq jours plus tard par Dassault Aviation. Il n’a pas encore commencé ses opérations au sein de la flottille 24F, basée à Lann-Bihoué, près de Lorient, mais a débuté une période de grande visite menée par Jet Aviation, société suisse implantée à Bâle et chargée de la maintenance des Falcon 50 de l’aéronautique navale.

Initialement opéré par l’Escadron de transport, d’entrainement et de calibration (Etec) de l’armée de l’Air, cet appareil servait notamment, avec les trois autres Falcon 50B et des Falcon 900, au transport de personnalités. Ceux-ci ont été remplacés par de nouveaux avions (Falcon 7X et Falcon 2000), offrant la possibilité à la marine, en manque de moyens de SURMAR, de récupérer des appareils pour compléter les quatre Falcon 50M livrés par Dassault au début des années 2000.

 

 

Sortie du premier Falcon transformé en avion de SURMAR (© DASSAULT AVIATION)

Sortie du premier Falcon transformé en avion de SURMAR (© DASSAULT AVIATION)

 

 

Plus anciens, puisque mis en service à partir des années 80, mais disposant encore de 10 à 15 ans de potentiel, les ex-Falcon 50B bénéficient d’une remise à niveau et d’une adaptation à leur nouvelle mission. Les travaux sont réalisés par le site de Dassault à Mérignac et Jet Aviation. Ils reçoivent notamment un radar de surveillance, une boule électro-optique rétractable, des consoles et un système de mission, ainsi que des hublots d’observation. L’installation d’une trappe ventrale pour le déploiement de chaînes SAR (Search and Rescue) n’a, en revanche, pas été retenue. Les travaux nécessaires, imposant notamment des dérives de circuits, étant considérés comme trop complexes et coûteux, d’autant que l’expérience a montré que les Falcon 50M en service dans l’aéronautique navale ne larguaient que très rarement des chaînes SAR.

 

Les trois autres ex-Falcon 50B seront livrés d’ici le début 2015, permettant à la 24F de porter ses effectifs à huit avions. Leurs missions sont la recherche et le sauvetage en mer, le contrôle des zones de pêche et la lutte contre les trafics clandestins, ainsi que la surveillance des tirs de fusées en Guyane. Très agiles, ces bimoteurs, grâce à leurs réacteurs, présentent l’avantage de pouvoir être déployés vite et loin, tout en pouvant monter et descendre rapidement afin de pouvoir donner du champ à leurs moyens de détection ou identifier visuellement un objectif. 

 

 

Falcon 50M (© DASSAULT AVIATION)

Falcon 50M (© DASSAULT AVIATION)

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