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Dauphin Pedro : Le Saint-Bernard des pilotes

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Dauphin Pedro : Le Saint-Bernard des pilotes

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Ce n’est pas la composante la plus visible du groupe aérien embarqué, quoiqu’omniprésente à bien y regarder, mais c’est un élément indispensable des manœuvres aériennes du Charles de Gaulle. Depuis la mise en service du bâtiment, les hélicoptères de la flottille 35F font systématiquement partie du GAé. Ils participent notamment à la sécurité des opérations d’appontage et de catapultage. Dès que des Rafale ou Hawkeye partent du Charles de Gaulle où y reviennent, l’une des machines de la 35F est en l’air, évoluant non loin du navire, sur son côté bâbord, celui de la piste oblique. L’hélicoptère est prêt à intervenir pour récupérer en mer des pilotes en cas de crash ou d’éjection.

Ces appareils sont appelés « Pedro ». L’origine de ce nom daterait de la guerre de Corée, au début des années 50 et devrait son nom à un pilote d’hélicoptère américain, le premier à réaliser une mission de sauvetage au profit d’un avion embarqué.

 

Dauphin sur le Charles de Gaulle fin 2016 (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dauphin sur le Charles de Gaulle fin 2016 (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU) 

Dauphin Pedro (© : MARINE NATIONALE)

Dauphin Pedro (© : MARINE NATIONALE) 

 

Sur un porte-avions, les accidents sont extrêmement rares mais ils arrivent du fait de la dangerosité naturelle des manœuvres aériennes et de l’environnement dans lequel évolue la chasse embarquée. Au terme de missions lointaines, les Rafale avions peuvent rentrer à court de carburant ou endommagés par un tir ennemi, sans oublier les pannes, avaries et accidents qui font des appontages des opérations toujours délicates. Et en cas de problème, il faut intervenir très vite. « C’est une mission très routinière, qui est simple tant qu’elle ne s’exerce pas. De nuit, les intervenions sont très compliquées, alors que nous devons assurer le treuillage du pilote en deux ou trois minutes », nous expliquait il y a quelques années un pilote de Pedro.

Cette fonction a pendant 20 ans, depuis les essais du Charles de Gaulle, été conduite par un binôme d’hélicoptères, avec des Dauphin et Alouette III. Ces dernières, âgées de plus de 40 ans, tirent enfin leur révérence et, si le porte-avions est encore apte à les accueillir à son

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