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Davie livre le ravitailleur Asterix et joue maintenant sa survie

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Davie livre le ravitailleur Asterix et joue maintenant sa survie

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Le chantier Davie de Lévis, au Québec, vient de livrer à la marine canadienne l’Astérix, ancien porte-conteneurs converti en navire logistique dans le cadre du projet Resolve. « Dans les temps et le budget imparti », se félicite le constructeur, qui réclame désormais la commande d’une seconde unité du même type. Car après ce programme majeur, l’entreprise va voir sa charge de travail s'effondrer et semble jouer désormais sa survie. « À la fin du présent mois, juste avant Noël, jusqu’à 800 emplois seront supprimés au Québec, sauf si le gouvernement agit et qu’il suit les recommandations et les demandes du Sénat et du Comité de défense pour faire construire un second navire de soutien militaire de la classe Resolve. Il s’agit d’une requête personnelle de la part des hommes et des femmes de Chantier Davie au premier ministre Trudeau; il faut agir, sauver les emplois du Québec et livrer à la marine les outils dont elle a besoin », déclare Davie.

Soutenu par de nombreux politiques locaux, le chantier, dont l’activité représente 1400 emplois, espère un revirement du gouvernement d’Ottawa sur le programme des nouveaux ravitailleurs de la marine. Initié en 2014 et confirmé fin 2015, le projet Resolve a en effet été présenté par le Canada comme une solution temporaire permettant à sa flotte de recouvrer à moindre frais une capacité logistique, temporairement perdue suite au retrait du service des vieux pétroliers-ravitailleurs Protecteur et Preserver en 2014 et 2015. Or, leurs successeurs officiels, les futurs Queenston et Chateauguay, doivent réalisés par le chantier Seaspan de Vancouver sur la base d’un design en service dans la marine allemande (Type 702, classe Berlin). Mais ils ne seront pas livrés avant 2020/2021.

D’un coût de 700 millions de dollars canadiens (453 millions d'euros), le marché Resolve porte sur la transformation de l’Asterix et sa location avec les prestations associées, la durée initiale de l’affrètement par l'Etat fédéral étant de 5 ans (avec une option pour 5 années supplémentaires). Selon Davie, cette solution est bien onéreuse que la construction d’un bâtiment neuf, le constructeur québécois se disant à lancer immédiatement la conversion d’un sistership de l’Asterix, le porte-conteneurs Obelix. Le gouvernement fédéral n'a cependant, jusqu'ici, pas donné suite à cette demande. . 

- Voir notre article détaillé sur le chantier de conversion du navire

 

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