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DCN augmente son résultat de 16% au premier semestre 2005

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DCN augmente son résultat de 16% au premier semestre 2005

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S’établissant à 1,509 milliard d’euros, le chiffre d’affaire du leader européen du naval militaire a connu une forte progression sur les six premiers mois de 2005, par rapport à la même période en 2004. Dans le détail, on remarque que le résultat d’exploitation, qui représente désormais 10,2% du CA (en augmentation de 3%) atteint 154 millions d’euros, soit une hausse de 65% par rapport à 2004. Le résultat net s’établit à 111 millions d’euros, stable par rapport à l’année dernière. Selon Jean-Marie Poimboeuf, président de DCN : « Les résultats du 1er semestre sont conformes à nos prévisions. Ils traduisent la qualité des fondamentaux et la forte mobilisation de l’ensemble des collaborateurs du groupe dans l’amélioration de ses performances, aussi bien opérationnelles qu’économiques, dans chacun des segments d’activité. Le récent contrat avec l’Inde de six sous-marins Scorpène conçus par DCN et la prochaine attribution du contrat FREMM pour 8 frégates multimissions permettent d’en témoigner. Sur l’ensemble de l’exercice, nous attendons une performance en progression par rapport à 2004.».

Des chiffres qui tombent à point

Ces très bons résultats tombent à point pour DCN, engagée dans une négociation de longue date avec Thales. Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense, souhaite que le rapprochement des deux entreprises intervienne d’ici la fin de l’automne. Le groupe d’électronique de défense doit prendre 35% du capital de DCN, avec une question épineuse : Combien coûtent les anciens arsenaux ? Thales valoriserait l’entreprise dans une fourchette de 700 à 800 millions d’euros, hors trésorerie. Un chiffre relativement bas si on le compare aux résultats et aux actifs de DCN. Le groupe de Jean-Marie Poimboeuf est donc dans une situation inconfortable. Il faut à la fois réclamer du gouvernement qu’il respecte ses engagements en matière de contrats (commandes et délais) et éviter la mauvaise publicité autour des menaces sur le plan de charge en cas de glissement des programmes. Thales pourrait en effet mettre à profit ces difficultés potentielles pour maintenir une offre basse. Dans le même temps, l’électronicien est convoité par d’autres groupes. Ainsi, EADS a récemment réaffirmé son intérêt pour la société alors que l’italien Finmeccanica a plaidé la semaine dernière auprès du gouvernement français pour un rapprochement avec Thales.

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