Défense
DCN en ordre de bataille avec Thales

Actualité

DCN en ordre de bataille avec Thales

Défense

Jean -Marie Poimboeuf et Denis Ranque ont présenté, hier, la nouvelle DCN, qui devient à partir d'aujourd'hui DCNS. Suite au closing du projet Convergence, jeudi dernier, la France ne dispose plus que d'un seul acteur national dans le domaine de l'industrie navale militaire. Le processus, débuté à l'époque du changement de statut de DCN, en 2003, fut parfois laborieux: "C'était un dossier complexe mais nous sommes arrivés à un accord gagnant gagnant. Ce projet industriel s'inscrit dans un mouvement plus large de consolidation européenne", se félicite Denis Ranque, président de Thales. L'Electroncien entre prend donc 25% du capital de l'ex-Direction des Constructions Navales pour seulement 55 millions d'euros, une fois retranchés les 514 millions récupérés au travers de la cession de ses actifs navals français (hors équipements), et de ses participations dans Armaris et MOPA2. L'Etat, qui conserve 75% du capital, empoche de son côté 569 millions d'euros. De leur côté, les syndicats dénoncent une "sous-valorisation" de DCN et estiment que l'entreprise a été "sacrifiée". Jean-Marie Poimboeuf y voit, au contraire, une opportunité : "Le rapprochement avec Thales permet de créer un leader national, de simplifier les contrats à l'export, de mutualiser la recherche et le développement. C'est aussi la possibilité de moins dépendre du marché français, grâce à la présence très forte de Thales à l'international".
Fort de 13.300 salariés, le nouveau groupe affiche un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros et dispose d'un carnet de commandes de 10 milliards d'euros.

Enjeux, nouvelle organisation, perspectives et inquiétudes des salariés... Nous consacrerons notre édition de vendredi au rapprochement de DCN et Thales.

Naval Group (ex-DCNS)