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DCN : Retour attendu du Mistral et CCE extraordinaire le 26 janvier

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DCN : Retour attendu du Mistral et CCE extraordinaire le 26 janvier

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L’actualité de DCN est marquée aujourd’hui par deux évènements importants. Le premier concerne le Comité central d’entreprise exceptionnel, qui se tiendra jeudi prochain à Paris. Les représentants du personnel recevront ce matin l’ordre du jour de ce CCE qui devrait être en grande partie consacré au rapprochement avec Thales. Au cours de cette réunion, les noms de nouveaux dirigeants pourraient être présentés. Les syndicats attendent notamment de savoir à quels postes des membres de Thales pourraient être nommés. Deuux d'entre eux doivent notamment entrer au conseil d'administration des anciens arsenaux. En parallèle de DCN, des CCE seraient prévus le même jour chez Thales Naval France (TNF) et Armaris, filiale commune de DCN et Thales, chargée des programmes à l’export et en coopération. Annoncé le 15 décembre dernier par Michèle Alliot-Marie et Thierry Breton, le rapprochement des deux groupes doit être finalisé avant la fin du premier semestre. L’électronicien entrera à hauteur de 25% dans le capital de DCN, moyennant 700 millions d’euros. Cette somme, versée à l’état, sera financée par le produit de la vente des actifs navals de Thales (550 M€) et par une soulte de 150 M€.

Mistral : Essais constructeurs et délais de grâce pour les pénalités

Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) a appareillé de Brest mardi pour ses essais officiels, qui devaient, à l’origine, se dérouler la semaine précédente. Il sera de retour dans le goulet aujourd’hui. Si cette nouvelle campagne en mer s’est bien passée, le navire sera présenté à l’acceptation dans la foulée. La mise au point du système de combat (CMS), longue et fastidieuse, a entraîné un retard de 7 mois de la date de livraison. Il faut dire que le programme BPC avait des allures de challenge. Notifié en 2000, il devait voir la réalisation d’un bâtiment amphibie deux fois plus grand que la génération précédente, 30% moins cher et construit en 36 mois au lieu de 48. Soumise à un contrat très rigoureux et à un rythme de réalisation trop rapide pour permettre d’intégrer dans les temps le système de combat, DCN devrait finalement échapper, sinon en totalité, du moins en grande partie, aux pénalités de retard prévu dans ce marché. Jean-Marie Poimboeuf s’en est lui-même expliqué : « J’ai des regrets sur la manière dont ce contrat a été négocié. Il y avait une grande pression pour réduire les délais et nous savions déjà à l’époque que ce serait très risqué. Nous avons donc négocié une période de grâce de 6 mois ». Le Tonnerre, deuxième navire de la série, a largement bénéficié du retour d’expérience de son aîné. Les travaux, comme les essais, se poursuivent donc à un rythme très soutenu. Si le problème du SDC est solutionné, globalement, le programme devrait être achevé dans les temps. Reste que pour Jean-Marie Poimboeuf, en raison des difficultés rencontrées sur le Mistral, « l’image de DCN s’en voit très meurtrie ».
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