Energies Marines
ABONNÉS

Actualité

DCNS : Cap sur 2019 pour les hydroliennes

Energies Marines

Que deviennent les hydroliennes de DCNS ? La machine canadienne qui produisait dans la baie de Fundy va bientôt ressortir de l'eau. Une des deux immergées devant Paimpol-Bréhat est rentrée à Cherbourg. L'autre s'apprête à suivre.

DCNS poursuit le développement de ses hydroliennes devant Paimpol et dans la baie de Fundy au Canada. Trois des quatre démonstrateurs sont actuellement immergés mais les quatre pourraient bientôt se retrouver au sec dans les toutes prochaines semaines. DCNS dit néanmoins pouvoir tenir l'échéance de 2019, avec la mise en service de sept machines dans le courant du Raz Blanchard. La puissante hydrolienne capable de produire jusqu'à 2 MW n'aura pas épargné les techniciens d'Open Hydro. Déformation, corrosion, problème de récupération en rade de Brest... Après avoir changé de design et identifié le remplacement obligatoire de certaines pièces sujettes à la corrosion, l'hydrolienne de DCNS a pris du retard mais a aussi évolué au fil du temps.

1.500 h de fonctionnement

En novembre dernier, l'un de ces démonstrateurs a été connecté avec succès au réseau électrique canadien et aurait produit ses premiers mégawatt/heure. La séquence entière aurait permis, selon les éléments fournis par DCNS, de « produire de l'électricité de manière régulière à hauteur de 1.500 h ». La machine n'a pas délivré son maximum de puissance durant cette phase d'essais et particulièrement durant la période de forte marée générant les plus puissants courants du monde. « L'hydrolienne a fonctionné jusqu'à 90 % de sa capacité » se satisfait-on sur le terrain. Alors que la machine était raccordée au réseau électrique canadien, via le centre d'essais et de recherches qui l'héberge, l'expérience a dû s'arrêter, selon DCNS, « en raison de travaux de maintenance au centre hébergeant la station électrique raccordée à l'hydrolienne ». Cette hydrolienne se prépare à être relevée dans les prochains jours.

Optimisation du convertisseur

« Nous en profiterons pour effectuer une optimisation du Turbine Contrôle Centre », le convertisseur sous-marin relié au socle de la machine. Quant à la seconde machine canadienne, elle est toujours à quai, en attente de remplacement des pièces sujettes à la corrosion et devrait être immergée dans les prochains mois.

En chantier à Cherbourg

Du côté de Paimpol-Bréhat, une première machine a été relevée la semaine dernière puis déposée samedi dernier à Cherbourg pour modifications. La deuxième sera sortie dans les prochaines semaines, afin d'intégrer les dernières évolutions de ce programme exigeant. « Nous sommes toujours dans les délais pour mettre en service la ferme de sept machines dans le Raz Blanchard, courant 2019 assure DCNS ». Mais avant, il faudra construire l'usine de Cherbourg, début 2018, pour envisager les assemblages des sept machines fin 2018. La mise en service de la ferme est toujours programmée courant 2019.

 

Un article de la rédaction du Télégramme