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DCNS embarque des maquettes de missiles de croisière sur l'Aquitaine

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DCNS embarque des maquettes de missiles de croisière sur l'Aquitaine

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Le groupe naval poursuit les essais de mise au point du système de combat de l'Aquitaine, tête de série du programme des frégates multi-missions. Dans cette perspective, DCNS a procédé à l'embarquement de maquettes du nouveau missile de croisière naval dont le bâtiment sera doté (à raison de 16 munitions). L'embarquement de ces maquettes a été mené à la demande de la Direction générale de l'armement (DGA) par les équipes DCNS, en lien avec MBDA, fournisseur des munitions et des installations de tir. Ces essais ont permis de vérifier la capacité des équipes à embarquer en sécurité à bord des FREMM des missiles Aster (mer - air) et des missiles Scalp Naval (appelés MdCN dans la Marine nationale). « La réussite de ces opérations est une illustration du bon déroulement général des essais de la FREMM Aquitaine. Grâce à l'investissement des collaborateurs de DCNS, les FREMM constituent des navires de référence, avec les systèmes les plus aboutis qui soient », affirme Vincent Martinot-Lagarde, directeur des programmes FREMM au sein de DCNS.

Embarquement d'une maquette de MdCN sur l'Aquitaine  (© : DCNS)
Embarquement d'une maquette de MdCN sur l'Aquitaine (© : DCNS)

Nouvelle capacité pour la Marine nationale

Développé par MBDA, le Scalp Naval sera l'un des atouts maitres des nouvelles frégates et offriront une nouvelle capacité à la marine française, qui ne dispose pas encore de missiles de croisière tirés depuis ses bâtiments. Le MdCN est dérivé du Scalp EG mis en oeuvre depuis les avions de l'armée de l'Air et de l'aéronautique navale (les Rafale embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle). Longs de 6.5 mètres (avec booster) pour un poids de 1.4 tonnes, dont 500 kilos de charge militaire, les engins mis en oeuvre par les FREMM pourront voler à 800 km/h et atteindre des cibles terrestres situées à un millier de kilomètres. Autonome, le missile, qui déploie ses ailes après le lancement, dispose d'une centrale inertielle. Durant la phase de vol, il se recale grâce à un radioaltimètre et un système de positionnement GPS lui permettant de voler à très basse altitude. En phase finale, il se sert d'un autodirecteur infrarouge pour reconnaitre sa cible et la détruire. Idéale pour détruire des installations stratégiques, comme des infrastructures de commandement, cette arme est conçue pour pénétrer des cibles durcies. Elle constitue même, pour le bâtiment qui en est doté, une capacité de frappe considérable, et donc un outil très intéressant pour le pouvoir politique. D'autant qu'en dehors des FREMM, MBDA développe une version lancée depuis sous-marins, qui équipera les futurs Barracuda à partir de 2017.
En tout 200 Scalp Naval ont été commandés, soit 150 pour les 9 premières FREMM françaises, et 50 pour les 6 sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda.

L'Aquitaine  (© : DCNS)
L'Aquitaine (© : DCNS)

Cinq FREMM en chantier

Longues de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, les FREMM disposeront également de 16 missiles surface-air Aster 15 et 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, d'une tourelle de 76mm, de deux canons télé-opérés de 20mm, de torpilles MU90 et d'un hélicoptère Caïman Marine (NH90). En plus des 9 premières frégates, disposant d'importantes capacités anti-sous-marines (avec sonar remorqué), deux unités supplémentaires seront dédiées à la lutte antiaérienne. Sur ces frégates de défense aérienne (FREDA), les 16 Scalp Naval seront remplacés par des missiles Aster, chaque bâtiment embarquant un panachage de 32 Aster 15 et Aster 30.
Pour mémoire, cinq frégates sont actuellement en essais, en achèvement ou en cours de construction sur le site DCNS de Lorient. Il s'agit de l'Aquitaine, qui sera livrée dans un premier standard au second semestre de cette année, de la Mohammed V, commandée par le Maroc et en achèvement à flot, des Normandie et Provence françaises, en cours d'assemblage, ainsi que de la Languedoc, dont l'industrialisation a débuté il y a quelques semaines. La dernière des 11 FREMM françaises, en comptant les FREDA, doit être livrée en 2022.

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