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DCNS, HDW et Navantia en lice pour les futurs sous-marins australiens

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DCNS, HDW et Navantia en lice pour les futurs sous-marins australiens

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Plus de 27 milliards d'euros pour 12 sous-marins. C'est l'énorme programme que compte lancer l'Australie afin de remettre sur pied ses forces sous-marines. Hier, me ministre australien de la Défense, Jason Care, a annoncé que les trois principaux constructeurs européens de sous-marins avaient été contactés. Le Français DCNS, l'Allemand HDW (TKMS) et l'Espagnol Navantia ont été sollicités afin de donner des informations sur leurs produits en matière de bâtiments conventionnels (c'est-à-dire à propulsion non nucléaire). Il s'agit d'un RFI (Request For Information), qui doit précéder une demande de remise de propositions (Request For Proposal - RFP). L'objectif de Canberra est de disposer d'une nouvelle capacité sous-marine à l'horizon 2025.
Il s'agit, tout d'abord, de remplacer les 6 unités du type Collins de conception suédoise, des bâtiments mis en service entre 1996 et 2003, avec lesquels la marine australienne rencontre d'importants problèmes techniques. Au point que l'efficacité de la sous-marinade australienne est aujourd'hui remise en cause. Mais, au-delà du remplacement de cette classe de bâtiments, il s'agit aussi de doubler les effectifs de la Royal Australian Navy, afin de répondre aux besoins de protection des intérêts stratégiques australiens dans la région. Canberra souhaite notamment contrebalancer l'expansion de la marine chinoise, avec le soutient des Etats-Unis, qui vont renforcer leur présence militaire en Australie.
Pour les industriels européens, ce contrat potentiel, de première importance, devrait donner lieu à une sévère bataille commerciale et politique. Avec son Scorpène, qui bénéficie de nouvelles évolutions et a accumulé les éloges, DCNS a actuellement le vent en poupe, 14 bâtiments de cette famille ayant été vendus au Chili, à la Malaisie, à l'Inde et au Brésil. HDW, de son côté, fait toujours la promotion du type 214, vendu à la Grèce, à la Corée du Sud et à la Turquie. Quant à Navantia, sa position peut paraître plus fragile, son S80 étant toujours en construction pour la marine espagnole (et donc pas éprouvé à la mer). Mais le groupe espagnol a encore un peu de temps devant lui et, surtout, il compte profiter de la percée faite en Australie avec la vente à ce pays de deux porte-hélicoptères d'assaut et trois destroyers lance-missiles. Les jeux paraissent donc très ouverts.

Naval Group (ex-DCNS)