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DCNS : Le nombre des fournisseurs va être réduit de moitié

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DCNS : Le nombre des fournisseurs va être réduit de moitié

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Réduire les coûts de 30% en trois ans, c'est l'objectif affiché par DCNS. Les fournisseurs et sous-traitants vont devoir suivre le même cap. Ils sont aujourd'hui 8.000. Ce chiffre devrait être divisé par deux d'ici trois ans. DCNS veut doubler son activité, avec son client privilégié, la Marine nationale mais surtout en misant sur l'export et les diversifications comme le nucléaire civil, les énergies marines renouvelables. Le plan Championship annonçait la couleur: réaliser 30% de gains en 3 ans. Mais le groupe DCNS seul ne peut y arriver. «50% du chiffre d'affaires de DCNS provient de nos fournisseurs et de nos sous-traitants», explique Patrick Boissier, le P-dg de DCNS. C'est donc par eux que passe aussi les gains de compétitivité.

Innovation

L'activité navale de défense, c'est du lourd. DCNS, ses fournisseurs et sous-traitants représentent 40.000 emplois pour un chiffre d'affaires de 5milliards d'euros. Patrick Boissier en est persuadé: cette activité peut rester en France, car il s'agit de haute technologie. L'avenir passe par l'innovation et les nouveaux produits. DCNS a opté pour une stratégie de «réinternalisation»: «Avec nos effectifs, dit-il, on doit faire plus en interne». Mais la réduction des coûts de 30% passe aussi par les fournisseurs et les sous-traitants. L'objectif affiché: réduire leur nombre par deux progressivement d'ici 3 ans. Aujourdhui, ils sont 8.000, basés sur la région parisienne, la région Paca, la Bretagne et la Normandie. Ils ne seront plus alors que 4.000. DCNS veut travailler sur le long terme avec ses fournisseurs, ce qui leur donne, reconnaissent-ils, aussi de la visibilité, utile pour la recherche et développement, pour les investissements.

Nouveaux marchés

Pour ce faire, insiste Patrick Boissier, ils doivent être associés dès la conception des navires. «Avec eux, on va faire en sorte que le coût de leurs prestations baisse. Il ne s'agit pas de réduire leurs marges mais, ensemble, d'être plus performants!». Passer de 8.000 à 4.000, cela impliquera parfois des regroupements. Tout le monde devrait y trouver son compte. DCNS pourra présenter -en partie grâce aux fournisseurs- des produits compétitifs et partir à la conquête de nouveaux marchés en Asie du Sud Est, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.

Catherine Magueur, Le Télégramme

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