Défense
DCNS : Nouvelles pistes à l’export pour le Barracuda
ABONNÉS

Actualité

DCNS : Nouvelles pistes à l’export pour le Barracuda

Défense

Choisie par l’Australie pour renouveler sa flotte sous-marine, la version à propulsion conventionnelle du Barracuda pourrait intéresser d’autres pays. Elle est même désormais ouvertement proposée à au moins une marine.

C’est aux Pays-Bas, dont une délégation visitait récemment le site DCNS de Cherbourg, que cette solution est offerte, en parallèle de l’option plus « classique » du  Scorpene 2000, habituellement vendue à l’export par la France.

Remplacer les Walrus à partir de 2027

Pour mémoire, la marine néerlandaise dispose actuellement de quatre sous-marins du type Walrus. Ces bâtiments de 67.7 mètres et 2800 tonnes en plongée, mis en service entre 1990 et 1994, sont tour modernisés afin de voir leur durée de vie prolongée de 25 à 35 ans. Les travaux portent notamment sur l’intégration d’un nouveau système de combat et de différents équipements (remplacement des périscopes par des mâts optroniques, ajout d’un sonar d’évitement de mines, adaptation aux torpilles Mk48 mod7, nouveau système de transmission par satellite, dispositif de sauvetage…) Premier à bénéficier de cette rénovation, le Zeeleeuw (1990) est revenu en flotte en 2016 et doit naviguer jusqu’en 2025. Ses sisterships, les Walrus (1992), Dolfijn (1993) et Bruinvis (1994), bénéficieront des mêmes améliorations d’ici 2018.

Pour la suite, les Pays-Bas ont annoncé leur intention de se doter de quatre nouveaux sous-marins, le premier devant être opérationnel à partir de 2027.

 

Sous-marin néerlandais du type Walrus (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Sous-marin néerlandais du type Walrus (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Perte de savoir-faire de l’industrie néerlandaise

Si le groupe Damen, via sa filiale militaire Damen Schelde Naval Shipbuilding (DSNS), convoite bien évidemment ce programme majeur, le problème est que l’industrie néerlandaise a perdu son savoir-faire en matière de réalisation de sous-marins. Aucun bâtiment de ce type n’a en effet été produit dans le pays depuis plus de 20 ans. Pire, le constructeur des Walrus, RDM, a périclité au milieu des années 2000.

Une coopération avec un partenaire

Naval Group | Actualité industrie navale de défense