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DCNS sur le pont pour la première IPER des Scorpene malaisiens

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DCNS sur le pont pour la première IPER des Scorpene malaisiens

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Livrés en 2009 et 2010, les Tunku Abdul Rahman et Tun Razak, premiers sous-marins mis en œuvre par la Malaisie, connaissent tour à tour leur première indisponibilité périodique pour entretien et réparations (IPER). Cet arrêt technique majeur, qui intervient tous les six ans, est réalisé sous la maîtrise d’œuvre de Boustead DCNS Naval Corporation (BDNC), société commune du groupe malaisien Boustead Heavy Industries Corporation (60%) et de DCNS (40%).

Un chantier de plus d'un an à Bornéo et en France

L’IPER du Tunku Abdul Rahman a débuté en janvier dans la base navale de Kota Kinabalu, installée sur l’île de Bornéo. D’une durée de plus d’un an, le chantier, mené dans un hall dédié, mobilise en moyenne 200 personnes, dont 60 expatriés et une vingtaine de collaborateurs en mission provenant des sites de DCNS, notamment Brest et Toulon, et apportant des compétences spécifiques

Pendant cet arrêt technique, l’essentiel des équipements du sous-marin sont débarqués, démontés puis visités et remis à niveau dans les ateliers de la base de Kota Kinabalu, où DCNS a construit de tous nouveaux ateliers de soutien. Certains équipements reviennent quant à eux en France, sur les sites spécialisés du groupe à Brest, Toulon et Ruelle, ou chez les équipementiers.

 

Le Tunku Abdul Rhaman en cale sèche à Kota Kinabalu (© DCNS)

Le Tunku Abdul Rhaman en cale sèche à Kota Kinabalu (© DCNS)

 

Alors que DCNS assume le rôle d’autorité de maintenance et réalise une part importante de travaux sur site et dans ses ateliers,  BDNC est le maître d’œuvre industriel du chantier, BHIC assurant pour sa part les opérations de démontage et une partie des visites de matériels sur site.

Une stratégie d'implantation locale durable

Pour le groupe français, installé en Malaisie depuis la fin des années 2000 afin de soutenir la marine de ce pays dans la maintenance de ses premiers sous-marins, ce chantier est extrêmement important puisque c’est la première fois que DCNS est impliqué à un tel niveau dans une IPER de Scorpene à l’étranger. Alors que l’arrêt technique du Tunku Abdul Rahman sera suivi de celui du Tun Razak, ce programme illustre la stratégie d’implantation locale et durable de l’industriel français auprès de ses clients internationaux. Et il constitue également le premier déploiement hors des frontières hexagonales de la nouvelle organisation mise en place par la division Services du groupe. Héritée des chantiers dédiés initiés avec succès à Toulon, depuis 2011, dans le cadre du contrat de maintien en condition opérationnelle des frégates du type La Fayette, les « bases avant », comme celle de Kota Kinabalu, disposent de leurs ressources et équipes dédiées. Ces implantations locales s’appuient sur un back office commun situé en France. Cette « base arrière » assume les fonctions d’autorité de conception, rassemble tous les métiers stratégiques et assure le pilotage global des ressources et plans de charge, ainsi que les décisions d’intervention. On y gère le système de combat, la supply chain et l’ingénierie de maintenance en plus de l’ingénierie détaillée réalisée par les bases avant, tout en déployant quand cela est nécessaire des équipes spécialisées permettant de compléter les ressources locales.

A ce titre, DCNS met en place une importante politique de formation et de transfert de technologie. Ainsi, dans le cadre des IPER des Tunku Abdul Rahman et Tun Razak, plus de 80 Malaisiens ayant été formés en 2015 afin de permettre de développer les compétences et valoriser les partenaires industriels locaux, qui sont ainsi « labellisés ».  

 

Naval Group (ex-DCNS)