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DCNS va pouvoir prendre le contrôle d’OpenHydro

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DCNS va pouvoir prendre le contrôle d’OpenHydro

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Le Conseil d’administration de DCNS a donné, hier, son feu vert à la prise de contrôle de la société irlandaise OpenHydro, spécialisée dans les hydroliennes. En 2011, le groupe naval était entré dans son capital, d’abord à hauteur de 8%, pour monter ensuite à 11%. Au premier semestre 2013, DCNS devrait donc porter sa participation au-delà de 50% afin de filialiser la société irlandaise (aujourd’hui détenue par plus de 200 actionnaires) et, ainsi, asseoir son développement dans le secteur très prometteur des hydroliennes. Alors que différents projets émergent en Europe, le groupe français, qui considère cette technologie comme la plus mature des nouvelles énergies marines renouvelables, compte implanter une grande usine de fabrication d’hydroliennes à Cherbourg. « DCNS doit être au centre de la constitution d’une véritable filière industrielle pour la conception, la fabrication, l’assemblage et l’entretien des hydroliennes. A la clé, la création potentielle de plus de 1000 emplois en France. Une opportunité qu’il ne faut pas laisser passer au moment où la ré-industrialisation de la France est un sujet d’actualité majeur », souligne la CFDT, qui salue la volonté de diversification de DCNS (dont la direction ne souhaite pas d'étendre sur le sujet avant que l'opération soit finalisée) et l’accord de son Conseil d’administration pour absorber OpenHydro.

 

HYdroliennes (© OPENHYDRO)

HYdroliennes (© OPENHYDRO)

 

Dans l’attente de l’appel d’offres pour le Raz Blanchard

 

L’usine de Cherbourg, qui pourrait produire une centaine de machines par an à l’horizon 2018, serait, notamment, idéalement placée pour fournir le projet de parc hydrolien dans le Raz Blanchard. Mais, pour que ce premier projet français d’envergure voit le jour, encore faut-il que l’Etat, à l’instar de l’éolien offshore, lance la procédure qui permettrait à cette ferme hydrolienne de devenir réalité. C’est pourquoi la CFDT appelle le gouvernement à faire le nécessaire : « C’est maintenant à l’Etat de jouer sa partition : il lui faut rapidement lancer un appel à manifestation d’intérêt pour l’implantation d’une ferme préindustrielle d’hydroliennes dans le Raz Blanchard. Sans appel d’offres, pas de développement industriel, pas d’emplois. D’autres pays ont des projets : des usines et les emplois iront prioritairement à ceux qui seront les premiers… Et notre pays, après avoir pris en marche avec retard le train de l’éolien, risquerait de manquer celui de l’hydrolien ».

 

La première hydrolienne de Paimpol-Bréhat sur la barge Triskell (© DCNS)

La première hydrolienne de Paimpol-Bréhat sur la barge Triskell (© DCNS)

 

Plusieurs projets en cours

 

En attendant une décision concernant le Raz Blanchard, DCNS et OpenHydro travaillent déjà sur un projet commun : celui de la ferme pilote d’EDF au large de Paimpol et de l’île de Bréhat. Présentant un diamètre de 16 mètres et un poids de 850 tonnes, une première machine de 0.5 MW, dont la turbine a été réalisée à Dublin et la structure métallique à Brest, a été testée en mer en 2011. Alors que cette machine est bloquée depuis le mois de septembre au fond de la rade de Brest suite à une défaillance du système de treuils de la barge Triskell, la ferme pilote d’EDF doit, à terme, compter quatre hydroliennes.

Par ailleurs, en Europe et en Amérique du nord, OpenHydro est sur le rang pour d’autres projets de développement de parcs hydroliens. En octobre dernier, la société a par exemple annoncé qu’elle avait été retenue avec son partenaire Bord Gais pour développer la première ferme irlandaise, un projet d’une puissance de 100 MW qui pourrait voir le jour, d’ici 2020, au nord d’Antrim.

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