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De Brest à Saint-Nazaire, les syndicats montent au créneau sur le dossier PA2

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De Brest à Saint-Nazaire, les syndicats montent au créneau sur le dossier PA2

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« Il faut sauver le soldat PA2 ». C'est le mot d'ordre aux chantiers de Saint-Nazaire, après les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le projet de second porte-avions. Mardi, sur RTL, le président de la République a évoqué, pour la première fois, un report de la décision « aux alentours de 2011/2012 ». Or, pour les syndicats, un report ne serait ni plus ni moins qu'une manière détournée de « couler » le PA2. Force Ouvrière dénonce ce qu'elle considère comme un « renoncement » du président de la République. « Complémentairement à l'importance stratégique d'un deuxième porte-avions pour le pays », FO explique que « le projet permettait d'assurer une charge importante et donc du travail pour les salariés d'Aker Yards et des entreprises sous-traitantes ». Selon les sources, le porte-avions représente de 1500 à 2400 emplois directs sur 7 ans et doit impliquer un millier d'entreprises sous-traitantes, principalement dans l'ouest de la France.
A Saint-Nazaire, le projet, vu ces deux dernières années comme la cerise sur le gâteau d'un carnet de commandes de nouveau rempli, se transforme aujourd'hui en nécessité industrielle. Car, si l'outil de production des ex-Chantiers de l'Atlantique tourne de nouveau à plein régime, avec cinq paquebots en commande, on ne peut pas en dire autant des bureaux d'études. « Ca met en difficulté les bureaux d'études où la montée en charge sur le porte-avions devrait se faire après les vacances d'été. Si le projet est abandonné, on est dans l'obligation de remporter un contrat sur un prototype de paquebot, faute de quoi il n'y aura plus de

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