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De nouvelles contre-mesures anti-torpilles pour les sous-marins français

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De nouvelles contre-mesures anti-torpilles pour les sous-marins français

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DCNS a annoncé, hier, avoir remporté un contrat pour la fourniture des contre-mesures anti-torpilles de l'ensemble de la flotte sous-marine de la Marine nationale. Baptisé NEMESIS, ce concept de nouvelle génération vise à protéger les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) contre tous types de menaces. Qu'elles soient lourdes ou légères, anciennes ou modernes, le système devra pouvoir s'opposer à toutes sortes de torpilles. « Validant un concept très innovant et évolutif, NEMESIS a été développé pour faire face aux nouvelles menaces. Il est ainsi particulièrement efficace contre les torpilles modernes de nouvelle génération, tout en conservant ses capacités contre les anciennes torpilles datant des années 70 », explique DCNS. Destiné à remplacer l'actuel DILSAT embarqué sur SNLE et SNA, NEMESIS sera « vraiment innovant », assure un spécialiste du groupe naval, sans évidemment entrer dans le détail, secret défense oblige.

Comment ça marche ?

Pour le non-initié, l'image des contre-mesures anti-torpilles se résume sans doute à celle du film « A la Poursuite d'Octobre Rouge ». On y voyait des sous-marins laisser dans leur sillage ce qui ressemblait à de gros pains de savon se dissolvant dans l'eau. Qu'en est-il vraiment ? Les systèmes de contre-mesures ont pour objectif de brouiller et/ou leurrer les torpilles ennemies de façon à leur faire perdre le contact. Le sous-marin peut ainsi fuir et quitter la zone en toute sécurité. De manière générale, le « système » comprend à la fois la tactique (par exemple dans les manoeuvres) et le déploiement de contre-mesures acoustiques. La torpille assaillante se repère en effet au bruit. Pour la tromper, le leurrage a pour but de créer un bruit qu'elle va confondre avec sa cible. Le brouillage, pour sa part, consistera à émettre le maximum de bruit pour « inonder » la zone et empêcher, ainsi, la torpille de trouver le sous-marin. Des solutions spécifiques et adaptées sont développées au cas par cas, en fonction des marines et des bâtiments. D'un pays à l'autre, le concept va donc être plus ou moins différent, avec un mélange des effets de leurrage et de brouillage, sans oublier les tactiques mises au point par chacun. Les leurres, équivalents de munitions, sont disposés sur la coque, par exemple sur le massif du sous-marin ou bien sur le pont. Longs de quelques dizaines de centimètres pour un poids inférieur à une vingtaine de kilos, ils peuvent être tractés ou éjectés. Dans certaines marines, ces leurres acoustiques sont même propulsés. Mobiles ou fixes, cela dépend des effets acoustiques souhaités, en fonction, toujours, du concept d'emploi.

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