Science et Environnement
Début d’une cartographie 3D du littoral de Normandie et des Hauts de France

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Début d’une cartographie 3D du littoral de Normandie et des Hauts de France

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Depuis 2013, le Réseau d’Observation du Littoral Normand et Picard (ROLNP) oeuvre pour la mise en place d’une stratégie de suivi fiable, homogène, récurrent et pérenne du littoral. Aujourd’hui ce travail prend corps avec le lancement des premiers vols Lidar topo-bathymétriques à partir du 29 août 2016, en partenariat avec le SHOM.

Face aux risques littoraux (érosion et submersion marine) de plus en plus prégnants, les autorités locales ont besoin de données scientifiques fiables leur permettant de prendre en toute connaissance de cause les décisions qui leur incombent.

Mais, si un levé précis du littoral côté terre était disponible depuis 2012, il n’existait pas jusqu’à présent de données permettant une vision précise du continuum terre-mer homogène sur le littoral allant de la Baie du Mont Saint Michel à la frontière belge. Or, sans cette vision intégrée « terrestrosous-marine », la mise en place de nouvelles activités ne peut tenir compte des transferts sédimentaires, de la force des courants ou de la présence d’écosystèmes et d’espèces clé.

Le ROLNP s’est associé au SHOM pour mener l’état initial de sa stratégie de suivi : réaliser une cartographie 3D du littoral de Normandie et des Hauts-de-France. Le SHOM est en effet en charge du volet maritime du programme national Litto3D® dont l’objectif est de donner une vision intégrée de la zone côtière.

 

 

Les premiers vols ont débuté le 29 août 2016 sur Granville et Chausey. Les zones qui seront prioritairement levées cet automne (en fonction des conditions climatiques et environnementales) couvrent la plaine maritime flamande de Sangatte à la frontière belge et la Côte des havres de la Pointe du Roc au Cap de la Hague. Le reste du littoral sera levé au printemps 2017.

Ces levés sont réalisés par avion grâce à un laser de nouvelle génération (Lidar HawkEye III) qui permet de traverser les eaux turbides de la Manche.

Collectivités, services de l’Etat, acteurs socio-économiques, chercheurs pourront ainsi très prochainement bénéficier de données topographiques et bathymétriques fines (de 5m de profondeur minimum jusqu’à 400m à l’intérieur des terres), information de base nécessaire notamment pour le suivi de la dynamique du trait de côte. Ces données permettront ainsi d’étayer les recommandations pour les choix de gestion et d’aménagements et de hiérarchiser les priorités de l’action publique.

Ce projet est réalisé en partenariat avec la Région Normandie, la Région Hauts-de-France, le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, l’Europe (FEDER), les Agences de l'eau Seine Normandie et Artois Picardie et le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.

Communiqué des partenaires du projet, 08/09/16