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Décollage immédiat à bord de l'Hydroptère DCNS

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Décollage immédiat à bord de l'Hydroptère DCNS

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Grand soleil sur la rade de la Ciotat. 35 noeuds de mistral établis. Le sourire est gourmand, « on va bien s'amuser, je crois ». Deux pouces levés vers le ciel, Alain Thébault rejoint la terrasse de son oiseau volant. L'Hydroptère DCNS vient d'être remis à l'eau. Et aujourd'hui, son skipper a bien l'intention de voler vite. « Oui, parce qu'ici on vole, dans deux minutes, on va décoller, alors on s'agrippe un peu, ça peut partir assez vite ». Alain a le rire d'un enfant, un enfant qui vit son rêve. « Tu as vu ma dream team ? Jean Le Cam, qui est un génie à la barre, Yves Parlier, qui est un génie de la navigation, Jacques Vincent, mon co-skipper, qui est celui qui va le plus vite, et puis il y a Lucho, notre skieur, qui est un grand champion et qui va vite apprendre ». A côté des grands navigateurs, il y a Luc Alphand. Champion de ski, vainqueur du Paris-Dakar, qui entame une troisième carrière dans la voile. « J'ai commencé avec Marc Thiercelin, sur le monocoque DCNS de 60 pieds. Je continue mon apprentissage avec Alain Thébault en participant au volet sportif des Filières du Talent de DCNS, un sacré défi que je relève avec plaisir tant l'objectif social du programme me plaît ». Réinsérer des personnes en difficulté, les former, leur trouver un emploi, les Filières du Talent de DCNS, nouveau sponsor de l'Hydroptère, est un programme reconnu. Près de 2500 personnes ont pu, depuis 2008, participer à des stages de découverte, 400 personnes en difficulté ont été formées, 150 ont décroché un emploi. Une belle ouverture du monde de l'industrie, avec désormais, une magnifique vitrine sportive, l'Hydroptère.

Le skipper Alain Thébault(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
Le skipper Alain Thébault(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

La Dream team  (© : FRANCIS DEMANGE)
La Dream team (© : FRANCIS DEMANGE)

« La gouverne, c'est bon ? Et bien décollage alors ! »

Au volant sur la terrasse bâbord, le roi Jean surveille. Les quelques passagers montent à bord, il faut stabiliser la bête. Et, rien que ça, ce n'est pas évident. 18 mètres de long, 24 mètres de large, tout en carbone. Le trimaran ne pèse que 7.5 tonnes et on sent qu'il trépigne dans le mistral. Deux ris sont pris pour réduire la grand'voile, la trinquette est grée à l'avant, « il y a un peu de conditions quand même, on ne va pas forcer non plus ». Alain saute sur les trampolines, tout le monde est à sa place : Jean va se tester la barre, Jacques Vincent est au réglage de voile d'avant, Yves Parlier à celui de la grand'voile. Dans le petit cockpit du

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