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Démantèlement des navires : Paris veut s'appuyer sur les chantiers existants

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Démantèlement des navires : Paris veut s'appuyer sur les chantiers existants

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Un an après sa création, suite à l'affaire du Clemenceau, la Mission Interministérielle sur le Démantèlement des Navires a rendu ses conclusions la semaine dernière. Aucun instrument ne pouvant aujourd'hui contraindre les armateurs à opter pour un chantier de qualité, dans son rapport, la MIDN estime que, pour l'heure, seuls les navires militaires peuvent être traités au niveau étatique. Pour assurer leur démolition, la mission interministérielle préconise de s'appuyer sur les chantiers européens existants, notamment aux Pays-Bas et en Lituanie, plutôt que de s'engager dans la création d'une filière coûteuse en subventions. La porte est néanmoins laissée ouverte aux industriels qui souhaiteraient investir dans une filière de démantèlement. Pour la MIDN, une solution générale à la problématique des navires en fin de vie passera par une convention sous l'égide de l'Organisation maritime internationale (OMI).

Un accord ne devrait, toutefois, pas voir le jour avant une dizaine d'année et il devra nécessiter des compromis, afin d'y rallier les gros pays « déconstructeurs » comme le Bangladesh et l'Inde. En attendant de trouver une solution civilo-militaire, les bâtiments de guerre seront ferraillés en Europe. Pour la France, entre 30 et 40 unités de moyen et gros tonnage sont concernées. Un certain nombre pourrait, néanmoins, faire l'objet de ventes d'occasion. Ces fonds permettraient d'alimenter une ligne budgétaire dédiée au démantèlement. Pris sur le budget du ministère de la Défense, les crédits prévus s'élèvent à une dizaine de millions d'euros par an.
Pour en parler, nous recevrons demain Xavier de la Gorce, Sécrétaire Général à la Mer et vice-président de la MIDN.

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