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Démantèlement du Clemenceau : Le résultat de l'appel d'offres pourrait encore glisser

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Démantèlement du Clemenceau : Le résultat de l'appel d'offres pourrait encore glisser

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Le résultat de l'appel d'offres concernant la déconstruction de l'ancien porte-avions Clemenceau tombera-t-il d'ici la fin du mois prochain, comme annoncé en décembre par Hervé Morin ? Rien ne semble assuré, d'autant qu'au ministère de la Défense, on indique que « la seule date butoir à prendre en compte, c'est Brest 2008. La coque devra avoir quitté le port en juillet pour le début de cette manifestation ». Pour le gouvernement, il n'est pas question de déclencher une nouvelle tempête médiatique, à l'instar de l'épopée du vieux Clem, refoulé des plages indiennes. « Autour de ce dossier, il y a une prudence exceptionnelle et nous allons être extrêmement scrupuleux pour ne pas se faire épingler sur des problèmes d'indiscrétion ou de papiers mal contrôlés. S'il faut prendre quelques semaines de plus, ce ne sera pas un problème », explique-t-on au Mindef.
L'appel d'offres sur la déconstruction de l'ex-Clemenceau ne concerne que ce bâtiment. Les industriels positionnés sur ce projet comptent, néanmoins, se servir du Q 790 comme laboratoire pour développer une filière de démantèlement à même de gérer les navires en fin de vie.
Pour le moment, seuls trois groupes ont officiellement annoncé avoir déposé une candidature. Veolia Propreté, qui souhaite renforcer ses activités dans le recyclage, a annoncé lundi la création d'une filière de démantèlement à Bordeaux. Suez, de son côté, devra mener à bien la destruction et le retraitement du Lucifer (ex-corvette La Découverte) à Cherbourg. Enfin, Galloo, qui s'est vu confié l'an passé le traitement du transport de chalands de débarquement anglais Fearless, dispose déjà d'une expérience dans le démantèlement de navires militaires à Gand, en Belgique.

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