Marine Marchande
DEME : Les EMR représentent désormais 40% de l’activité

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DEME : Les EMR représentent désormais 40% de l’activité

Marine Marchande
Energies Marines

La part des énergies marines dans les activités de l’armement belge DEME ne cesse de progresser. « Aujourd’hui, le groupe réalise un chiffre d’affaires 2.5 milliards d’euros, dont environ 1 milliard dans les énergies marines, qui représentent désormais 40% de notre activité, en grande majorité dans l’éolien offshore. Qui aurait cru ça il y a quelques années ? », se félicite Jan Vandenbroeck, directeur de Société de Dragage International (SDI), filiale de DEME.

 

Installation du topside de la sous-station électrique du champ allemand Merkur en janvier (© : DEME)

Installation du topside de la sous-station électrique du champ allemand Merkur en janvier (© : DEME) 

Travaux maritimes sur un champ d'éoliennes (© : DEME)

Travaux maritimes sur un champ d'éoliennes (© : DEME) 

 

Le groupe surfe sur l’essor des EMR et notamment le développement des parcs d’éoliennes au large des côtes de l’Europe du nord. Un marché qui a pu émerger grâce à des politiques volontaristes en faveur des énergies renouvelables de pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore le Danemark. Sur cette base, au fil des ans, une filière de plus en plus puissante et efficace s’est développée, des programmes de R&D ont multiplié les avancées technologiques et les progrès réalisés par les industriels, comme les énergéticiens et les sociétés de service, aboutissent depuis peu au lancement des premiers appels d’offres sans subvention. « La transition énergétique est désormais une réalité palpable, et des technologies comme les éoliennes en mer vont continuer de monter en puissance puisqu’elles sont désormais compétitives par rapport aux énergies terrestres. C’est une excellente nouvelle car cette évolution majeure est non seulement bonne pour l’environnement et la société, mais aussi pour l’activité économique et la création d’emplois ».

 

Jan Vandenbroeck

Jan Vandenbroeck lors de l'inauguration de la sous-station Rentel à Saint-Nazaire (© : MER ET MARINE - VG) 

 

Historiquement spécialisé dans les travaux maritimes, en particulier les opérations de dragage, l’armement belge a commencé à travailler dans le secteur des EMR il y a 10 ans. « Chez DEME, nous sommes des marins et quand le marché des éoliennes en mer a commencé à apparaître, nous nous sommes tout de suite dit que nous pouvions mettre à profit nos compétences ».

L’entreprise a notamment développé une flotte de navires spécialisés dans l’installation d’éoliennes et de sous-stations électriques, avec des solutions complètes pour le transport depuis les zones de fabrication et de pré-assemblage jusqu’à l’installation en mer, l'entretien et à terme la déconstruction, activité sur laquelle le groupe est déjà présent dans l'offshore pétrolier et gazier. Pour les EMR, ses moyens vont des barges aux grues flottantes comme le Rambiz (pouvant soulever des charges allant jusqu’à 3300 tonnes), en passant par les unités jack-up telles l’Innovation (1500 tonnes), mis en service en 2015.

 

Le Rambiz installant une fondation métallique de type jacket (© : DEME)

Le Rambiz installant une fondation métallique de type jacket (© : DEME) 

 

 

Compte tenu de la taille croissance des turbines et des postes de transformation électriques, DEME a passé commande en 2017 d’un navire doté d’une capacité de levage considérable. Il s’agit de l’Orion, navire de 216 mètres de long pour 49 mètres de large avec positionnement dynamique DP3 qui va mettre en œuvre une grue géante capable de soulever jusqu’à 5000 tonnes (3000 tonnes à 50 mètres). Actuellement en construction aux chantiers chinois Cosco de QiDong, l’Orion doit entrer en service en 2019.

 

Le futur Orion (© : DEME)

Le futur Orion (© : DEME) 

 

En dehors des opérations de levage, DEME développe également ses capacités dans le domaine de la pose de câbles sous-marins. Le Living Stone, nouveau navire de 161 mètres dont l’achèvement est en cours aux Pays-Bas, sera notamment gréé pour la pose de câbles de puissance, l’ensouillage et d’autres travaux offshore.

 

Le futur Living Stone (© : DEME)

Le futur Living Stone (© : DEME) 

 

En France, DEME travaille notamment pour le chantier STX France de Saint-Nazaire dans le cadre de l'installation de la sous-station électrique de 309 MW destinée au champ belge Rentel. Les deux entreprises se sont également alliée avec General Electric afin de proposer des solutions communes à EDF EN pour les transformateurs géants (environ 500 MW) des futurs parcs de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Guérande.