Construction Navale
Des commandes solidaires de masques du secteur naval breton

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Des commandes solidaires de masques du secteur naval breton

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L’association Bretagne Pôle Naval a fait fonctionner son réseau international et la générosité de ses membres pour acheminer des masques depuis la Chine. Une opération aux bénéfices des soignants bretons.

Plus de 150 000 € de dons qui devraient permettre d’acheminer plus de 100 000 masques. Le secteur naval breton, via l’association Bretagne Pôle Naval (BPN), qui regroupe près de 200 entreprises de construction et de réparation navales, a fait fonctionner à plein régime son réseau. « On a contacté toutes nos entreprises et elles ont toutes contribué, notamment les plus petites », se félicite Anne-Marie Cuesta, déléguée générale de BPN.

Mercredi 6 mai, une première importante livraison est arrivée de Chine dans un bâtiment d’AML, à Keroman, à Lorient. 40 000 masques chirurgicaux ont ainsi pu être envoyés à l’hôpital Yves Le Foll, à Saint-Brieuc. Auparavant, du matériel (surchaussures, blouses, gants, eau de javel) avait été donné aux cellules Covid-19 des hôpitaux de Lorient et Brest. Une autre commande est en cours d’acheminement. « Les masques sont sortis de production mais ils sont, pour le moment, bloqués à Canton, en Chine, en zone d’affrètement. On n’arrive pas à avoir d’avion », explique Anne-Marie Cuesta. Plus de 10 000 masques FFP2 sont attendus. « C’est une denrée rare et coûteuse. Ça représente beaucoup d’argent en termes de dons ».

Un frère dans une usine chinoise

Cette chaîne de solidarité n’aurait pas été possible sans l’important soutien d’Ailes Marines, la société qui développe le projet éolien en baie de Saint-Brieuc, souligne Anne-Marie Cuesta. Mais aussi grâce à un membre de BPN, basé à Quimperlé, et dont le frère travaille dans une usine de production de masques en Chine. « C’est lui, avec une équipe de Français, dont des Bretons qui sont en Chine, qui ont assuré le suivi de la production, la surveillance du stock, le fret et les déclarations en douane. C’est une belle histoire à la bretonne, avec un but totalement désintéressé ».

Un article de la rédaction du Télégramme