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Des débris de l'Airbus A330 d'Air France auraient été retrouvés en Atlantique

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Des débris de l'Airbus A330 d'Air France auraient été retrouvés en Atlantique

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Au surlendemain de la disparition de l'appareil d'Air France, qui devait relier lundi 1er juin Rio de Janeiro à Paris, on ignore toujours les circonstances exactes de la catastrophe. Mais, selon le ministre de la défense brésilien, Nelson Jobim, des débris appartenant à un avion, auraient été retrouvés mardi, dans l'océan Atlantique. Celui-ci assurant, de plus, durant une conférence de presse, n'avoir « aucun doute » sur le fait que les débris retrouvés par l'aviation brésilienne dans l'Atlantique -sur une frange de cinq kilomètres- soient ceux de l'Airbus A330 d'Air France.

Peu après en journée, ces informations ont été complétées par un porte parole de l'état brésilien rapportant que de « petits débris » d'un avion, dont un siège, avaient été retrouvés dans l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha. Mais, qu'on ne pouvait pas confirmer qu'il s'agisse de l'avion d'Air France tant qu'au moins « une pièce avec un numéro de série » n'avait pas été découverte. A cet endroit, selon la marine brésilienne, la profondeur de l'océan se situe entre 2.000 et 3.000 mètres.

« Ce qu'ils ont trouvé semble être une piste très sérieuse », a néanmoins déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, directeur de la cellule de communication du Chef d'État-Major des Armées, précisant qu'un avion participant aux recherches avait été dérouté vers la zone où les débris ont été découverts.

Au dessus de celle-ci, située à un millier de km des côtes du Brésil et 2.000 km des côtes sénégalaises et délimitée grâce aux derniers messages techniques émis par l'appareil, opèrent un avion patrouille maritime Atlantique 2 et un Falcon 50 de surveillance maritime. Ils se relaient et tentent de repérer dans l'océan, au côté des appareils de l'armée brésilienne, l'épave de l'Airbus assurant le vol Air France 447 Rio-Paris disparu dans la nuit de dimanche à lundi.

De plus, un avion de détection et de commandement aéroportés (AWACS) devrait également rejoindre la zone dans la nuit du 2 au 3 juin, afin de coordonner les moyens aériens qui participent aux opérations.

En mer, trois navires marchands présents dans le secteur ont été déroutés pour permettre un travail plus efficace des forces aériennes.
Quand au « Pourquoi pas », navire équipé du mini sous-marin "Nautile" et du robot de recherche "Victor 6.000" (capables d'intervenir jusqu'à 6.000 mètres de fond) et armé par l'Ifremer et la Marine nationale, il irait rejoindre les lieux au plus vite, selon les autorités françaises.
Enfin, La frégate Ventôse et le TCD Foudre, déployés en océan Atlantique font également route vers la zone de recherche, et devraient s'y trouver en fin de semaine.

« Aucune hypothèse n'est "pour l'heure privilégiée », a rappelé le Premier ministre français, devant le Parlement. Car, sans accès à l'épave et aux boîtes noires de l'A330 les causes de sa chute restent inconnues. Pour mémoire, celles-ci émettent en principe pendant un mois un signal permettant de les localiser jusqu'à 3.000 mètres de profondeur.

Pour l'instant, le dépouillement des données envoyées automatiquement par l'Airbus fait apparaître une « succession d'une dizaine de messages techniques » vers 4h15 (2H15 gmt), signifiant que « plusieurs équipements » furent l'objet de pannes, selon Air France.
Mais, il faut rester prudent face aux premières explications avancées, notamment sur la possibilité que l'avion ait été touché par la foudre dans une zone dangereuse où se rencontrent des masses d'air des deux hémisphères, appelée "pot au noir".