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Des dizaines de missiles tirés depuis l’île du Levant

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L’armée de Terre a mené, la semaine dernière, une importante campagne de tirs air-sol sur l’île du Levant, au large de Toulon. C’est là que se trouve l’un des centres de la Direction Générale de l’Armement. Celle-ci accueille tout au long de l’année, sur ses sites de l’île du Levant et de Biscarosse, des essais de nouveaux missiles et des exercices impliquant des unités de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air. Des entrainements qui représentent, d’ailleurs, la moitié de l’activité du site varois, très sollicité notamment par la Marine nationale pour ses exercices Tamouré. A ce titre,  le centre DGA Essais de missiles de la Méditerranée dispose de nombreux équipements, par exemple des drones aériens Banshee, capable de voler à 300 km/h et Mirach, pouvant évoluer à 900 km/h, des cibles de surface, utilisées par exemple pour les tirs de missiles antinavire Exocet, ou encore des cibles sous-marines pour les entrainements à la torpille. Côté essais, gère les tirs d’expérimentation de qualification de différentes armes, comme le missile surface-air Aster ou encore la version sous-marine du nouveau missile de croisière naval.

 

 

L'île du Levant (© : DR)

L'île du Levant (© : DR)

 

 

Exocet, Aster, Mistral, MdCN… Tous types de missiles peuvent être mis en œuvre depuis et autour de l’île du Levant, à partir de laquelle la DGA met en place une bulle de protection destinée à mener les tirs en toute sécurité. Le Poste central de conduite de tir, dirigé par le directeur des essais, veille notamment, grâce à des radars, des moyens optiques et nautiques, à ce qu’aucun bateau ou aéronefs civil ne pénètre dans la zone sécurisée. Pour un tir de missile Mistral, dont la portée est de 5 à 8 km, la zone interdite est, par exemple, de plusieurs dizaines de kilomètres.

 

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

Du 23 au 25 septembre, le commandement des Forces Terrestres (CFT) a pu utiliser les installations de l’île afin de mener, comme c’est le cas deux fois par an, l’exercice TASEX. Des campagnes qui ont pour objectif d’entraîner les sections sol-air dotées de lanceurs Mistral, afin de permettre aux soldats de maitriser la mise en œuvre des systèmes d’armes, en particulier en vue des prochaines projections hors métropole des régiments tireurs.

 

Basé à Hyères, le 54ème régiment d’artillerie (54ème RA) a servi de régiment support, déployant sur l’île du Levant ses matériels, qui ont été utilisés par le 11ème régiment d’artillerie de marine (11ème RAMa) de St-Aubin-du-Cormier, le 35ème régiment d’artillerie parachutiste (35ème RAP) de Tarbes, le 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68ème RAA) de La Valbonne, ainsi qu’un détachement Mistral de l’armée belge. En tout, 400 militaires acheminés depuis Toulon par le chaland de débarquement d’infanterie et de chars (CDIC) Hallebarde, de la Marine nationale (qui remplace le Gapeau de la DGA durant son arrêt technique. Les équipements, comprenant des stations radars et PC mobiles, ainsi que les batteries de missiles, ont rejoint le site de la même manière.

 

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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Alors que l’île du Levant peut permettre la mise en œuvre de quatre emplacements de tir, deux ont été utilisés pour les besoins de TASEX, offrant aux soldats la possibilité de s’entrainer simultanément à deux endroits différents. Une fois la zone déclarée « claire » par le directeur des essais, les militaires peuvent, grâce aux moyens de la DGA, s’entrainer en conditions réelles, sans se soucier des problématiques de sécurité, au travers de scénarios imaginés pour être le plus proche possible de la réalité des théâtres d’opération. Un excellent moyen, notamment, de permettre aux jeunes soldats, qui n’ont pas encore utiliser le système Mistral, d’appréhender la batterie et l’effet de la phase de tir avant de partir en opérations.

 

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

C’est ainsi que l’armée de Terre a tiré pas moins de 41 Mistral en à peine trois jours. Des missiles tirés avec une désignation d’objectif accrochant des traceurs remorqués par des Banshee via un câble long de plusieurs kilomètres. Cette technique permet de préserver le drone, qui peut être réutilisé ensuite. A cet effet, le Banshee est équipé d’un parachute qui lui permet de se poser dans une zone dégagée de l’île (le Mirach est quant à lui récupéré en mer par un hélicoptère ou un bateau après son amerrissage.).

 

 

Banshee déployant son parachute (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Banshee déployant son parachute (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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On notera que le 54ème RA est le seul régiment d’artillerie sol-air de l’armée de Terre. Il a assuré, outre sa participation à l’exercice, le soutien de cette campagne de tir. Régiment référent dans sa spécialité Mistral (appui feux sol-air) et Martha (coordination des feux et des intervenants dans l’espace aérien), il est chargé d’assurer la liberté d’action et la protection directe des forces amies déployées, en participant à la destruction des moyens aériens de l’adversaire. Il est de plus à la croisée de tous les régiments d’artillerie qui lui confient une partie de l’entraînement opérationnel de leur batterie sol-air. Il sera de nouveau sollicité en janvier, sur l’île du Levant, dans le cadre du premier des deux exercices TASEX prévus en 2014. 

 

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

(© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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Une cible banshee (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Une cible banshee (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le hangar à cibles de la DGA (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)