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Des équipes françaises planchent sur la dérive des plastiques en Indonésie

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Des équipes françaises planchent sur la dérive des plastiques en Indonésie

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L’Indonésie a fait appel à des équipes françaises pour étudier les mouvements des déchets plastiques, alors que le pays veut réduire cette pollution de 75% à l’horizon 2025. Le ministère indonésien des Affaires maritimes et des Pêches (KKP) a sollicité, avec le soutien de l’AFD et de la Banque Mondiale, l’entreprise toulousaine CLS (Collecte localisation satellites, filiale du du Cnes – Centre national d’études spatiales - et de CNP – Groupe Frère) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD) pour mieux comprendre comment les déchets circulent entre les îles de l’archipel asiatique. L’Indonésie, pays de 270 millions d’habitants, est considéré comme l’un des plus gros contributeurs à la pollution plastique en mer. Pollution qui a des conséquences environnementales, mais aussi économiques et sur la santé.

L’objectif de ces études, lancées au début de l’année, consiste à tracer les déchets plastiques depuis les grandes villes, sur les fleuves et en mer. Pour cela, une double approche a été retenue par KPP et CLS. D’abord, 70 balises Argos ont été déployées à l’embouchure des fleuves Cisadane à Jakarta, Bengawan à Solo (Java) et Musi à Palembang (Sumatra). Leur dérive est relevée toutes les heures pour voir où elles s’échouent et s’accumulent. En parallèle, CLS utilise un modèle de dérive pour réaliser des simulations. A terme, KKP et CLS doivent lancer un portail de simulation de dérive des plastiques. Il permettra notamment d’identifier où ils s’accumulent. De son côté, l’IRD mettent en place des modèles haute résolution de la dynamique océanique des mers indonésiennes.

Les premiers résultats ont permis de montrer que 90% des déchets s’échouent sur le littoral, selon un communiqué de CLS. « C’est une bonne nouvelle car il est évidemment plus facile, moins onéreux et moins dangereux de collecter ces déchets à terre plutôt qu’en mer ».

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