Formation et Emploi
Des incertitudes et défis à relever au CEFCM

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Des incertitudes et défis à relever au CEFCM

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Depuis Concarneau, le CEFCM reprend une bonne partie de ses activités en ce début octobre. Le centre de formation continue a de nombreux défis à relever dans un secteur maritime en pleins remous.

C’est la rentrée au Centre européen de formation continue maritime (CEFCM). Un redémarrage plus tardif que d’habitude, pandémie de covid-19 oblige. Seule la formation capitaine de pêche a repris dès mi-septembre et bénéficie, cette année, « d’un petit regain d’attractivité ». « Ce qui est une bonne nouvelle pour la pêche », sourit

Alain Pomès, le directeur du CEFCM. Le centre possède deux sites, à Concarneau et Lorient, et gère des formations continues dans les lycées maritimes du Guilvinec, d’Étel, de Paimpol et de Saint-Malo.
Malgré les incertitudes actuelles dans le secteur, le directeur note un nombre satisfaisant d’inscriptions. « On remplit aujourd’hui avec un taux de candidature plus élevé que les années précédentes : 1,8 candidat pour une place », relève-t-il. Les formations de mécanicien ne font pas le plein. Celle de Paimpol pourrait même ne pas ouvrir ses portes. Cette baisse d’attractivité « n’est pas spécifique au monde maritime », nuance le responsable.

Le centre s’adapte aux difficultés des marins

Le CEFCM propose surtout aux marins des habilitations à la certification. Des formations permettant aux différents personnels navigants de venir se former régulièrement sur place. Là aussi, la crise sanitaire pousse le centre à s’adapter, les cycles de revalidation - environ tous les cinq ans - ayant été perturbés. Les problèmes de relèves d’équipages sur certains navires n’arrangent pas la situation. « Des marins sont, depuis plusieurs mois, sur leur bateau. La formation passe alors au second plan. On va plutôt attendre janvier pour avoir une vraie vision là-dessus », regrette Alain Pomès. Ces apprentissages représentent près de la moitié du chiffre d’affaires de l’établissement.

Le Brexit ou les difficultés de la compagnie Brittany ferries inquiètent également son directeur. Face à ces difficultés, le CEFCM a mis entre parenthèses une formation liée au yachting et à la grande plaisance.

Vendeur en produits de la mer

Le centre avance malgré tout et annonce, pour cette année, une nouvelle formation de découverte des métiers de la mer, à Concarneau. Elle permettra aux demandeurs d’emploi d’en identifier les différentes professions. L’établissement va aussi lancer, mi-octobre, une formation préparateur et vendeur en produits de la mer au lycée maritime du Guilvinec. Elle tentera de répondre au secteur de la grande distribution, qui peine à recruter dans ce domaine. Alain Pomès ajoute qu’une formation sur les biotechnologies devrait voir le jour dans les deux prochaines années.

La formation à distance va progresser

Le CEFCM se fixe, à court terme, un objectif de digitalisation de ses formations : 50 % d’entre elles pourraient ainsi se dérouler à distance. « C’est un projet sur trois ans, qui demande plusieurs millions d’euros d’investissement », note le directeur. Il s’agira de favoriser la réduction de la durée de disponibilité des marins à la formation, celle des coûts de formation pour les armements et de placer le CEFCM sur des marchés internationaux.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

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