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Des LCS américains pour l'Arabie Saoudite

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Des LCS américains pour l'Arabie Saoudite

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L’Arabie Saoudite, qui entretenait des relations difficiles avec l’administration Obama, souhaite clairement profiter de l’accession au pouvoir de Donald Trump pour renforcer ses liens avec les Etats-Unis. Lors de la visite à Ryad, le week-end dernier, du président américain, le royaume saoudien a signé pour plus de 380 milliards d’accords commerciaux, dont 110 portant sur des programmes militaires. Parmi eux, le projet des quatre corvettes destinées à la flotte saoudienne de l’Est, sur lequel Navantia pensait emporter la partie. Raison d’Etat oblige, le groupe espagnol s’est apparemment fait doubler par l’Américain Lockheed Martin, qui lorgne depuis plusieurs années sur l’Arabie Saoudite. Il parvient ainsi à placer son premier contrat à l’export pour le Littoral Combat Ship (LCS) du type Freedom, réalisé avec Fincantieri Marine Group (FMG), filiale américaine du constructeur italien, pour l’US Navy.

Pour mémoire, les Freedom mesurent 115.5 mètres de long et affichent un déplacement de 3090 tonnes en charge. Capables d'atteindre 45 nœuds, ils peuvent embarquer un hélicoptère et disposent d’un armement de base articulé autour d'un système surface-air RAM, une tourelle de 57 mm et quatre mitrailleuses de 12.7 mm. Sur 13 unités de ce type commandées à ce jour par la marine américaine, quatre sont pour l’heure en service, deux autres devant suivre cette année.

Alors que Lockheed Martin a décliné ce modèle en différentes versions pour l’export, l’Arabie Saoudite a choisi une version nettement plus armée que celle de l’US Navy. Les futurs LCS saoudiens devraient ainsi mettre en œuvre 8 missiles antinavire Harpoon, un système surface-air à lancement vertical (lanceur Mk41 avec 16 cellules), un système SEA Ram, une tourelle de 76mm, de l’artillerie légère télé-opérée et des tubes lance-torpilles.

On notera que ce programme ne devrait pas remettre en cause le projet d’acquisition par l’Arabie Saoudite de nouvelles frégates, celles-ci étant destinées à la flotte de l’ouest. Ryad a néanmoins renvoyé à plus tard cet achat, sur lequel se positionne DCNS (projet Sawari III), pour privilégier la modernisation des frégates en service et renforcer les moyens plus légers de sa marine opérant notamment dans le golfe Persique.