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Des objets connectés pour la sécurité des sports nautiques
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Des objets connectés pour la sécurité des sports nautiques

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Depuis début juillet, une dizaine de balises trace l’activité des plongeurs, de ceux qui pratiquent le paddle ou s’initient à la voile à Trestraou, sur la commune de Perros-Guirec. Une antenne a été installée au phare des sept îles pour récupérer toutes ces donnés et les transférer sur la plateforme de Ticatag, spécialisée dans les objets connectés. Cette entreprise lannionnaise planche sur la sécurité en mer. Cette expérimentation lui permettra d’avancer dans son projet qui a germé chez Nokia et reçu le premier prix à un appel à manifestation d’intérêt (AMI) de baie intelligente lancé par Veolia, qui a obtenu la gestion de la station balnéaire de la Baule.

L’idée du sauvetage en mer

Ticatag ne vise pas que la sécurité des sports nautiques. Elle réfléchit aussi à la sécurité des enfants. Un bracelet connecté permettrait ainsi de les retrouver s’ils se perdaient sur la plage. Le deuxième étage de ce projet prendra plus de temps. Cette idée de renforcer la sécurité en mer vient de la rencontre de deux hommes : Yann Mac Garry, le patron de Ticatag, et d’Alain Le Meur, salarié de Nokia. C’est ce dernier qui a commencé à s’intéresser à cette thématique pour répondre à un concours interne à Nokia, en 2017. « Au départ, c’était l’idée du sauvetage en mer. C’est très large », témoigne Alain Le Meur.

Baptisé Help in journey (HIJ), ce projet s’inscrivait dans l’aide au voyage. « Je pensais surtout aux gens qui venaient dans la région et ne s’y connaissaient vraiment pas. Ils pouvaient très bien perdre leur enfant sur la plage ou aller faire des activités nautiques et avoir plein de problèmes. Je me disais : il faut aider tous ces gens qui ne connaissent pas la mer ». Si, techniquement, HIJ séduit Nokia, sa réalité économique paraît moins évidente pour un grand groupe. HIJ semble voué à disparaître. Ce ne sera pas le cas.

Ajouter de la sécurité

Ticatag est hébergé sur le site de Nokia. « Yann travaille dans les objets connectés. Il est tout près. Je lui en ai parlé. La proximité entre des start-up et un grand groupe, c’est un très gros avantage », résume Alain Le Meur. Les deux hommes sont sur la même longueur d’onde. Ils décident de poursuivre cette aventure ensemble : « On a adapté le projet Nokia pour l’intégrer dans le monde Ticatag. On a notre plateforme. On ne voulait pas en créer une deuxième », poursuit Yann Mac Garry.

Une passerelle est imaginée pour connecter un prototype HIJ à la plateforme Ticatag. C’est cela qui est aujourd’hui testé à Trestraou. « Il nous semble intéressant d’amener des objets connectés comme un bracelet ou une balise pour les bateaux afin d’ajouter de la sécurité sur une plage », conclut Yann Mac Garry. Ticatatag dispose d’une année pour que l’appel à idées de Veolia prenne forme et soit opérationnel pour être déployé à la Baule. L’expérimentation menée à Trestraou permet d’avancer dans ce sens. Les balises devront être finalisées pour l’été 2020. Les bracelets connectés prendront plus de temps.


Un article de la rédaction du Télégramme