Défense
Des officiers étrangers formés à l’école des fusiliers-marins

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Des officiers étrangers formés à l’école des fusiliers-marins

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Alla Louis Aldo Percy est inspecteur de police à l’île Maurice. Amine Khalid est lieutenant de l’infanterie de marine au Maroc. Tous deux ont passé trois mois à l’école des fusiliers-marins de Lorient pour suivre le module fusilier du cours EOFC (élève officier fusiliers commando). Trois mois de formation théorique et pratique aux côtés des élèves officiers sortis de l’Ecole Navale. « Nous recevons régulièrement des stagiaires étrangers, précise le capitaine de frégate Sébastien Houël  commandant l’école des fusiliers-marins, ils viennent de plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne, du Machrek, du Maghreb, de Djibouti ou du Moyen-Orient dans le cadre d’accords de coopération ou de la société Navfco. »

Des stagiaires qui sont soumis exactement aux mêmes conditions que les militaires français. « Il s’agit de les former aux techniques du combattant, détaille le lieutenant de vaisseau Jean-Yves Piasecki, responsable de la formation, topographie avec carte et boussole, y compris de nuit, méthode de raisonnement en situation de combat, navigation avec apprentissage du point et du repérage, formation physique avec des marches et des parcours aquatiques, du tir avec une formation d’instructeur spécialisé de tir de combat pour atteindre la qualification de directeur de tir ainsi que la santé avec un cours sur le secourisme de combat, la gestion du stress et du sommeil ou encore la psychologie ». 
 
Augmenter l'interopérabilité
 
Une formation intense que Aldo, le mauricien, a beaucoup appréciée. « A Maurice, il n’y a pas d’armée, c’est la police qui s’occupe de l’ensemble des questions de sécurité. Pour ma part, je suis entré dans ce corps il y a 20 ans, et j’ai commencé par un cours d’infanterie avant d’intégrer un groupe d’intervention de type GIGN. Depuis quatre ans, j’ai intégré le corps des garde-côtes. La formation très maritime que j’ai reçu ici rentre donc parfaitement dans le quotidien de mon métier ». Amine Khalid, lui, est breveté commando dans l’armée royale marocaine. « J’ai été formé à mon poste de chef de groupe d’intervention par des officiers commandos français détachés à l’école de plongée d’Al-Hoceima. Je suis donc venu poursuivre ma formation ici, dans l’optique de mes futures missions, particulièrement dans le contre-terrorisme ou la lutte contre la piraterie. Le Maroc va notamment fournir des équipes de protection embarquées pour protéger les navires civils contre la menace pirate. » Les deux officiers saluent « la qualité de l’instruction » des formateurs français. « En plus de notre instruction personnelle, cela permet aussi de mieux se connaître, d’augmenter l’interopérabilité si nous sommes amenés à travailler à bord d’un bâtiment français. Une telle expérience facilite grandement la future communication entre les armées ».
Des échanges qui sont également appréciés du côté français. « Cela permet de multiplier les échanges d’expérience avec des conceptions parfois différentes des missions », souligne le commandant Houël. L’école des fusiliers-marins accueille une dizaine de stagiaires étrangers par an. 
 

 

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