Croisières et Voyages
Des traces de pollution observées autour du Concordia

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Des traces de pollution observées autour du Concordia

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Alors que les opérations de pompage, retardées, pourraient débuter seulement ce week-end, des traces de pollution ont été observées hier autour de l'épave du paquebot Costa Concordia, qui a fait naufrage le 13 janvier sur l'île italienne du Giglio. On évoquait dans la journée une grande nappe d'huile, alors que les écologistes s'inquiètent des multiples substances toxiques contenues dans le bateau. Entouré de barrages flottant, le navire a déjà relâché en mer de nombreux débris, d'autant que les sauveteurs, pour se frayer un passage dans la carcasse couchée sur le rivage, ont créé des ouvertures à l'aide d'explosifs. Pour l'heure, la pollution semble toutefois limitée. « La situation est encore gérable, mais périlleuse pour une zone qui vit du tourisme et de la pêche », a expliqué à l'AFP le porte-parole de la branche italienne du WWF. Selon Gaetano Benedetto, il s'agit d'une « pollution concentrée et ponctuelle », ajoutant : « On ne doit pas tomber dans l'alarmisme, mais attirer l'attention ».
Hier, Franco Gabrielli, le commissaire du gouvernement en charge de la catastrophe, a indiqué qu'il avait renouvelé auprès de Costa Croisières sa volonté de disposer au plus vite du plan que la compagnie doit élaborer afin d'évacuer les déchets du Concordia. Une opération qui s'annonce des plus complexes et pour laquelle de nombreux experts ont été dépêchés au Giglio. Alors qu'on ne sait toujours pas ce qu'il adviendra de l'épave (renflouement ou déconstruction sur place), l'une des priorités est le pompage des 2380 tonnes de fuel lourd et de gasoil contenues dans les soutes du navire. Cette mission, confiée à la société néerlandaise SMIT, devrait prendre un mois et reste soumise aux aléas météorologiques, avec la crainte que le temps se dégrade en cette période hivernale.

Plus d'espoir de retrouver des survivants

Concernant les disparus, les recherches se poursuivent mais, hier, Franco Gabrielli n'a guère laissé d'espoir aux familles : « Nous devons tout doucement accepter l'idée que dans ces conditions il n'y a plus d'espoir de survie ».
Pour mémoire, sur 4229 personnes (3216 passagers et 1013 marins) présentes à bord du Costa Concordia au moment de l'accident, 16 sont décédées et 16 autres sont portées disparues.
Sur le plan judiciaire, alors que les victimes réclament réparation, on notera que la presse américaine a fait état de tentatives d'arnaques autour du drame. Ainsi, un avocat new-yorkais a annoncé avoir reçu un mail d'une Hongroise affirmant que sa fille et sa petite fille étaient passagères clandestines à bord du Concordia. Un message considéré par le cabinet comme une tentative d'escroquerie. La présence à bord de passagers non répertoriés à été catégoriquement démentie par Costa en début de semaine.

Pollution en mer et accidents