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Marine Marchande

Reportage

Des vraquiers pour approvisionner Vale

Marine Marchande

L’entreprise brésilienne Vale possède son propre complexe métallurgique et minier à Prony, à l’extrême sud de la Nouvelle-Calédonie. Doté d’un port à 2 quais, accueillant des vraquiers mais aussi des porte-conteneurs, le site importe principalement du souffre et du calcaire livrés en vrac. Ce même port est également utilisé pour l’exportation par conteneur de la production de l’usine : des produits de nickel et de cobalt.

Entrée en production en 2010, Vale Nouvelle-Calédonie est la première usine calédonienne capable de traiter des minerais à très basse teneur en nickel contenu dans les latérites. Elle utilise un procédé hydromettalurgie permettant l’extraction des métaux du minerai pour produire de l’oxyde de nickel, un produit intermédiaire du nickel et du carbonate de cobalt. Vale Nouvelle-Calédonie a obtenu un rendement de 37 300 tonnes de nickel et 2 780 de cobaltine 2017. « Pour arriver à ces 35 000 tonnes de nickel, 1 million de tonnes de calcaire et près de 400 000 tonnes de soufre ont été importées et sont passées par notre port. Nous accueillons pour cela des vraquiers de taille standard, des Panamax 32 mètres de large  », explique Olivier Rousseau, le responsable des opérations logistiques et portuaires de Vale Nouvelle-Calédonie. Pour traiter le minerai, l’usine importe également du charbon, du fuel et du GPL.

 

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(© VALE)

 

314 manoeuvres de vraquiers en 2016

Les cadences pour les déchargements varient entre 5 000 et 7 000 tonnes par jour pour le calcaire et 9 000 tonnes pour le soufre. Le déchargement se fait à l’aide d’un impressionnant tapis convoyeur long de 2800 mètres (soit 5 600 mètres aller/retour) allant du port vers le site industriel. Une fois le minerai traité, Vale NC exporte 4 500 conteneurs de nickel et de cobalt par an. Au total, 25 à 35 manoeuvres de porte-conteneurs sont effectués par mois soit 314 manoeuvres en 2016. 

L’usine et la mine de Vale tournent 7 jours sur 7, 24h sur 24. Situées à 60 km de Nouméa, les salariés sont acheminés par un ferry à grande vitesse, le Vale Grand Sud. La troisième usine de Nouvelle-Calédonie est, elle aussi, confrontée à la crise du nickel, l’entreprise brésilienne Vale cherche désormais des partenaires pour prendre 20 à 40 % du capital de sa filiale Calédonienne.

 

A Nouméa pour Mer et Marine, Noémie Debot-Ducloyer

 

 

 

 

Nouvelle-Calédonie