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«Devenir capitaine-pêcheur-ingénieur des mers» le 16 mars au Guilvinec

Comment devenir un « capitaine-pêcheur-ingénieur de la mer » ?

Pour le savoir, Les Méninges mettent le cap sur le BTS Maritime au Guilvinec le 16 mars, au Malamok Le Lycée Professionnel Maritime du Guilvinec se remue les méninges pour la 7 ème année consécutive.

Les Méninges 2017 mettent le cap sur le BTS Maritime ! Le colloque ouvert au public aura lieu jeudi 16 mars 2017 au Malamok, Centre Loisirs & Culture, au Guilvinec, de 13h30 à 17h30. En janvier dernier, Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et Alain Vidalies, Secrétaire d’État en charge des Transports, de la Mer et de la Pêche, ont désigné le Lycée professionnel maritime du Guilvinec comme lauréat de l’appel à candidature pour la création d’une nouvelle section de BTS Maritime option pêche et gestion de l'environnement marin. Cette nouvelle formation débutera au Guilvinec dès la rentrée de septembre. Il est prévu d’accueillir 12 élèves par promotion. Le LPM du Guilvinec a aussi programmé le recrutement de nouveaux enseignants, notamment dans le domaine de l’océanographie et de la biologie marine.

Le colloque Les Méninges 2017 sera donc l’occasion pour le lycée et ses partenaires, de présenter aux jeunes, futurs candidats, aux familles et aux prescripteurs d’orientation les enjeux de cette nouvelle formation qui vise à poursuivre l’excellence maritime et à former les « ingénieurs de la mer » acteurs du développement durable de la pêche et des activités maritimes et littorales. Le BTS est ouvert sur dossier aux jeunes titulaires d’un Baccalauréat professionnel CGEM, Conduite et gestion d’une entreprise maritimes ou, après avis favorable de la commission d’entrée, des jeunes titulaires d’un Bac pro spécialisé Cultures marines. Les bacheliers d’autres filières générale, technologique ou professionnelle, peuvent y accéder après une année de mise à niveau au Lycée professionnel maritime et aquacole d’Etel.

L’excellence maritime pour des métiers d’avenir

« Le titulaire du BTS Maritime PGEM est un marin breveté́ a minima Patron de Pêche ou Capitaine 500, et un spécialiste de la réglementation des pêches (conduite et gestion d’un navire, conduite de la pêche) qui, après expérience, peut encadrer, ou assurer des nombreuses activités : Il peut être commandant d’un navire de pêche ou de commerce ; Il est aussi amené à préparer, organiser et planifier les missions d’observations de campagnes de pêche. Il est également capable de conduire des missions de collecte de paramètres océanographiques, d'étudier et de mettre au point des engins de pêche ou des techniques innovantes. Il participe à la lutte contre les pollutions, à la collecte des macro-déchets, à l'observation du milieu marin et des espèces océaniques. » (Source : Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer)

Le BTS PGEM ouvre les portes vers de nombreux emplois dans les secteurs public et privés autour des activités de « Pêche en mer » ; « Transports maritimes et côtiers de passagers » ; « Activités spécialisées, scientifiques et techniques diverses » ; « Administrations publiques - Ports de plaisance Nautisme ». Les diplômés pourront par exemple travailler comme observateur des pêches embarqué, Technicien océanographique, garde d’aires marines protégées, animateur nature ou encore technicien offshore dans le cadre des EMR… Le titulaire de ce BTS peut envisager une poursuite d’étude vers les cours d’officier chef de quart passerelle, capitaine de pêche ou vers les filières scientifiques.

Lucas Serret, ancien diplômé du LPM du Guilvinec a quitté la région pour étudier en classe de BTS1 PGEM au lycée maritime de Boulogne-Sur-Mer. Sa participation aux Méninges est en quelque sorte un passage de relai : « Il est important de bien se renseigner et d’avoir toutes les cartes en main avant de se lancer dans une formation. C’est pour cela que je souhaite apporter mon témoignage à ceux qui comme, moi, souhaitent que les études les portent le plus loin possible dans l’exercice du métier. Soyez motivé pour une poursuite d’études, faites bien vos armes en BAC pro, mettez la barre haute en ce qui concerne vos notes et le travail à fournir, le BTS est un nouveau palier et il n’est pas facile de l’atteindre. Votre dossier doit être béton les gars ! Peu importe la filière que vous emprunterez, d'autres sont là pour les mêmes objectifs et viennent de cursus différents, il faut s’accrocher et garder à l'esprit que tout se joue sur dossier. Je parle en connaissance de cause, je suis le seul issu d’une formation option pêche ; se raccrocher à cela et à vos compétences en matières professionnelles est très important. Voilà, à vos cerveaux !». Un message qui touchera certainement Juluan Pauchet et Mathis Le Don Nicot qui passent le BAC pro CGEM pêche cette année. Eux aussi partageront avec le public leur expérience du métier au travers des stages qu’ils ont pu effectuer et leurs attentes pour l’avenir.

Gérer son entreprise et préserver l’environnement marin et littoral

Pour Marion Fiche, ingénieure halieute au sein de l’organisation de producteurs Les Pêcheurs de Bretagne, « Il ne suffit plus de savoir pêcher pour être un bon pêcheur. Le BTS PGEM peut aider les jeunes à mieux appréhender les problématiques en lien avec ce métier et ainsi agir pour ne pas les subir. »

Les pêcheurs doivent aussi mieux savoir vendre et valoriser le produit d’une pêche respectueuse des règles, des hommes, de la ressource et de l’environnement. « Le patron pêcheur est un entrepreneur qui doit pouvoir se projeter dans l’avenir donc de connaitre l’environnement socio-économique de son secteur de l’amont à l’aval, en passant par les instances professionnelles et administratives. » explique Isabelle Le Tellier de Mer Conseils. La connaissance de l’environnement marin facilite le dialogue et le travail avec, par exemple, les aires marines. « Les pêcheurs sont des sentinelles du milieu marin ; pêcheurs et gestionnaires de l’environnement doivent travailler de concert pour assurer la durabilité de ce patrimoine. » explique Claire Laspougeas, chargée de mission pêche professionnelle au Parc naturel marin d’Iroise. Le parc a notamment travaillé avec les professionnels et le comité des pêches du Finistère dans le cadre de la reconquête du stock de langouste rouge. Un programme qui a été récompensé du Ruban Vert de la pêche durable par l’ONG Blue Fish. « Les pêcheurs de demain devront être des acteurs de l’environnement s’ils ne souhaitent pas que quelqu’un d’autre le face à leur place. » ajoute Erwan Quemeneur du Comité des pêches du Finistère.

Les armements font du développement durable une politique globale de l’entreprise à l’instar de Scapêche. Au sein de l’armement, François Théret, responsable du développement des techniques de pêche met l’innovation au service de la sélectivité, des économies d’énergies et la réduction des impacts. Il explique « qu’il faut savoir comprendre son environnement de travail : le milieu naturel, les facteurs humains et sociétaux, les contraintes administratives ; et utiliser son savoir, ses compétences et l’innovation pour s’y adapter et le faire évoluer dans une démarche de progrès permanente. »

Innover c’est aussi adapter les technologies et les outils d’aujourd’hui à son activité. Les marins utilisent des équipements électroniques et des systèmes de communication et de commande de plus en plus complexes. Ils sont aussi concernés par la transition numérique et ses outils qui peuvent représenter un apport considérable en Lycee Professionnel Maritime du Guilvinec En partenariat avec : Lycee Professionnel Maritime du Guilvinec En partenariat avec : matière d’information et de formation, à l’image de la solution proposée par l’association Maillage : une tablette numérique pour la prévention des risques.

Les marins pêcheurs sont aussi des acteurs incontournables dans les opérations de lutte antipollution en complément des moyens de haute mer. Ils doivent aussi montrer et témoigner de bonnes pratiques telles que la limitation des rejets hydrocarburés ou des déchets non biodégradables en mer et dans les ports. « La mer a besoin d’eux autant qu’ils ont besoin d’elle » insiste Loeïz Dagorn, ingénieur chargé d’études et de formations au sein du service « Etudes et Formation » du CEDRE.

Aux côtés des jeunes et des partenaires de la formation, interviendront aussi lors de ce colloque, Madame Annick Le Loch, députée du Finistère et Gaël Le Meur, conseillère régionale présidente de la commission formation à la Région Bretagne. En tant que Grand Témoin, le colloque accueillera Pierre Denis, Professeur général de l’Enseignement Maritime (2S), à l’origine du référentiel de la formation. Le colloque sera animé par l’agence Sea to sea.

Au programme

Présentation générale du BTS Maritime Pêche et gestion de l’environnement marin: Philippe Bothorel, directeur du Lycée professionnel maritime du Guilvinec, Annick Le Loch, députée du Finistère et Gaël Le Meur, présidente de la commission Formation du Conseil régional de Bretagne

1ère partie : un BTS pour piloter son entreprise de pêche en préservant la ressource et l’environnement marin

> Environnement économique et règlementaire de la pêche

> Valorisation et commercialisation des produits

> Gestion de l’environnement marin

> Sciences halieutiques et aquacoles

> Lutte contre les pollutions marines Les Pêcheurs de Bretagne ; Mer Conseils ; Parc marin d’Iroise ; Agrocampus Ouest ; le CEDRE

2ème partie : Pêcheurs et futurs pêcheurs témoignent

> Futurs chefs d’entreprise maritime

> Objectif pêche durable Elèves des Lycées maritimes du Guilvinec et de Boulognesur-Mer, CDPMEM du Finistère, Armement Scapêche

Grand témoin Pierre Denis, Professeur général de l’Enseignement Maritime (2S)

La pêche à l’heure du numérique Association Maillage

Conclusion Direction interrégionale de la Mer Manche-Atlantique Nord-Ouest

Communiqué du LPM du Guilvinec, 08/03/2017