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Dominique Bussereau dévoile son plan pour l'avenir de la pêche

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Dominique Bussereau dévoile son plan pour l'avenir de la pêche

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En déplacement à Nantes, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, a soumis aux représentants de la filière les grandes lignes de son plan d’avenir pour la pêche et l’aquaculture. Après neuf mois de réflexion, Dominique Bussereau a dévoilé les orientations stratégiques du gouvernement en matière de gestion des ressources, d'encadrement du secteur, de rentabilité des entreprises et d’attractivité des métiers. Le plan d’avenir prévoit la rénovation du Conseil supérieur d'orientation (CSO pêche), avec un nouveau format et de nouvelles missions, notamment pour mener des analyses prospectives. La préparation d’un décret sur la gestion des quotas comprenant la mise en place de « quotas sous gestion collective » est prévue, de même que la création d’une réserve nationale des quotas pour « promouvoir l'installation des jeunes et le maintien des équilibres régionaux ». Afin de limiter d’endettement des jeunes pêcheurs, le ministre souhaite supprimer le lien le navire et les droits à produire, une mesure qui doit permettre de diminuer les cours des bateaux d'occasion.

Le problème du carburant

En matière d’organisation des producteurs, une régionalisation des captures effectuées par les navires hors organisations de producteurs est souhaitée, de même que la généralisation des plans pêche, la coordination entre les décisions d'attribution de licences avec les possibilités de pêche (quotas) ; ainsi que le lancement d'une réflexion plus large sur la segmentation et la régionalisation des quotas et des autorisations. Après avoir rappelé les actions menées en matière de contrôle des pêches, Dominique Bussereau a annoncé deux nouvelles mesures : Une démarche de certification des engins de pêche (qui sera présentée à la Commission européenne et aux autres États membres), pour apporter une véritable sécurité juridique en cas de contrôle, et une demande d'harmonisation des contrôles réalisés par les Etats européens dans les eaux de l’Union. Sur le gazole, dont l’augmentation du prix a été durement sentie par les pêcheurs, le démarrage des audits individuels et la mise en place des commissions régionales d'aides à la restructuration a été annoncé. En avril, un plan d’aide de 80 millions d’euros avait vu le jour pour remplacer, à terme, le FPAP (fonds d'aide à la pêche) qui permet actuellement de compenser le coût du carburant. Par ailleurs, le moratoire des emprunts pour les armements les plus endettés va débuter plus tôt que prévu. Enfin, le ministre a également annoncé la mise en place d'une coordination, sous la responsabilité de l'IFREMER, des actions de recherche dans le domaine des économies d'énergie.

Limiter les accidents de mer

A la suite des récents naufrages qui ont endeuillé la profession depuis le début de l'année, une série de mesures ont été retenues. La première verra l’équipement des navires de plus de 15 mètres d’un système d'identification automatique. Cet équipement doit permettre de limiter les risques d’abordage dans les zones de navigation très fréquentées, comme la pointe Bretagne et la Manche. Les situations à risque devront, par ailleurs, être déterminées pour chaque navire, alors que le ministre souhaite rendre obligatoire pour ces situations le port d’un vêtement à flottabilité intégrée (VFI). L’ensemble de ce plan d'avenir pour la pêche se base sur les travaux du Comité stratégique national, mis en place en novembre dans les régions et les territoires d’outremer, et sur le rapport d’Hélène Tanguy, député-maire du Guilvinec, remis lundi à Dominique de Villepin et intitulé « Les pêches maritimes françaises : entre le défi du marché et le défi de l'aménagement du territoire ». Dominique Bussereau a demandé aux acteurs de la filière de lui adresser leurs commentaires sur ce projet, afin de l'arrêter définitivement avant la fin du mois de juin.

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