Marine Marchande
Douzième jour de grève chez SeaFrance

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Douzième jour de grève chez SeaFrance

Marine Marchande

Cela fait bientôt deux semaines que la flotte de la compagnie transmanche est immobilisée à calais. Une nouvelle réunion s'est tenue hier entre la direction et les syndicats d'officiers. Ces derniers réclament toujours des augmentations de salaire pour reprendre le travail. Une partie des revendications a, néanmoins, été acceptée vendredi suite à la convocation d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Ce comité a donné un avis favorable aux revendications des officiers de SeaFrance sur leurs conditions de travail : Possibilité d'embarquer trois jours consécutifs et retrait de la close de résidence à moins de deux heures de Calais. La direction de SeaFrance a immédiatement informé les organisations syndicales d'officiers qu'elle suivant cet avis comme elle s'y était engagée et leur a proposé la signature d'un accord », indique le siège de l'entreprise.

La direction prête à examiner le défaut d'attractivité de la compagnie

Ces avancées, ne sont, toutefois, pas suffisantes pour les grévistes. Suite à la réunion du CHSCT, les officiers, toujours très mobilisés, ont revoté la grève tout le week-end. « Le problème des salaires est important car, après une grève si longue, il faut qu'il soit résolu », explique un responsable de l'intersyndicale CGT-CGC. Selon les grévistes, les rémunérations, « trop faibles », n'incitent pas les jeunes à venir travailler chez SeaFrance. Pour eux, la compagnie serait d'ailleurs confrontée à une grave pénurie d'officiers, le manque en personnel se traduisant par une dégradation des conditions de travail. « L'argumentation principale des grévistes reposant sur un défaut d'attractivité de la compagnie, la direction a demandé aux représentants d'étayer l'existence d'un tel décalage salarial. Elle s'est déclarée prêtre à examiner, alors, les moyens d'y remédier », affirme SeaFrance. Selon la compagnie : « Les Officiers qui réclament des augmentations de salaires ont ramené leurs revendications à des hausses de 5 à 10% suivant les fonctions ».
Débuté le 27 février, le conflit coûte 300.000 euros par jour à l'entreprise.

My Ferry Link (ex-SeaFrance)