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Dragage : Le mouvement de grève s'étend dans les ports français

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Dragage : Le mouvement de grève s'étend dans les ports français

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Lancé le mois dernier par les officiers du port de Nantes Saint-Nazaire, qui ont depuis obtenu un accord, le mouvement de grogne dans le dragage prend de l'ampleur dans les autres ports. Depuis le 30 novembre, les officiers UGICT-CGT du service dragage et hydrographie du Grand Port Maritime de Bordeaux ont rejoint le mouvement des marins CGT et FO, en grève depuis le 26 novembre. Les revendications portent, expliquent les syndicats, sur des revalorisations salariales « nécessaires pour rattraper en partie la disparité existante entre les marins du port de Bordeaux et l'ensemble des activités portuaires de la façade atlantique ainsi que la façade Manche mer du Nord (remorquage, balisage, passage d'eaux, etc...) ». Les officiers du dragage du GPM de Rouen ont, eux-aussi, cessé le travail depuis le 28 novembre pour les même raisons. Dans le port normand, le mouvement touche notamment les dragues Ronceray et Daniel Laval.
Pour mémoire, après 15 jours de grève, les officiers de GPM de Nantes Saint-Nazaire ont obtenu, il y a deux semaines, un accord sur les déroulements de carrière.

D'importantes disparités de salaires selon les syndicats

Des négociations sont actuellement en cours afin de rehausser les salaires à Bordeaux et Rouen. Selon les syndicats du port girondin, le personnel marin du GPM accuse une disparité de salaire de l'ordre de 10 à 20% par rapport à leurs confrères du port de Nantes. « En réponse à notre demande, la direction, après des propositions insuffisantes et discriminatoires allant de 1,34 à 2% (soit 0,2% de la masse salariale de notre service) a mis un terme à la négociation en envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception menaçant de sanctions juridiques son personnel en grève à bord des navires, qui en assurait l'entretien! », explique l'UGICT-CGT. Les personnes grévistes ont donc quitté les navires tout en maintenant la grève, et se disent « bien décidé à continuer le mouvement par des actions symboliques ». Samedi, une délégation devait rencontrer le maire de Bassens, membre du Conseil d'administration du GPMB. Une entrevue était également prévue avec la directrice du port, ainsi qu'une manifestation devant la mairie de Bordeaux. Au GPMB, le service dragage et hydrographie emploie 50 marins et 21 officiers. Il dispose de 2 vedettes de sondage (Alidade et Arbalestrille), une drague aspiratrice en marche, la Pierre Lefort, et une drague à benne, la Maqueline.

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