Science et Environnement
DRASSM : un nouveau navire pour 2021 et un beau potentiel international

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DRASSM : un nouveau navire pour 2021 et un beau potentiel international

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Le ministère français de la Culture, qui a fêté le 24 juillet son 60ème anniversaire, compte en son sein une pépite maritime, le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines. Créé en 1966 par André Malraux, premier à détenir le portefeuille des Affaires culturelles, ministère créé pour lui en 1959 par Charles de Gaulle, le DRASSM, doté un an après d’un premier navire, l’Archéonaute, est le plus ancien service au monde de recherche archéologique immergée. Après une période difficile, liée à un manque d’investissement et d’intérêt, le DRASSM a ces dernières années, sous l’impulsion de son directeur Michel L’Hour (entré au service en 1979 et qui en a pris la tête en 2006) et d’une équipe resserrée mais passionnée et ultra-efficace, bénéficié de nouveaux moyens lui permettant de retrouver son rang de référence internationale pour les affaires liées à l’archéologie sous-marine.

Deux unités neuves mises en service en 2012 et 2017

En 2012, l’antique Archéonaute, atteint pas la limite s’âge six ans plus tôt, est enfin remplacé par un navire neuf, l’André Malraux, bateau de 36 mètres réalisé en composite par le chantier du groupe iXblue à La Ciotat. Doté d’équipements scientifiques modernes et conçu pour la mise en œuvre des nouveaux robots imaginés par le DRASSM, il va permettre de donner un nouvel élan aux recherches archéologiques en mer. D’autant qu’une seconde unité neuve vient le rejoindre en 2016. Il s’agit du Triton, bateau de 14 mètres également construit par iXblue et plus particulièrement dédié aux missions de prospection, d’expertise ou de fouilles sous-marines dans toute la Méditerranée.

 

Le Triton (© IXBLUE)

Le Triton (© IXBLUE)

 

Lui aussi a été taillé pour la mise en œuvre de moyens robotisés. Les deux navires travaillent énormément, l’André Malraux ayant à lui seul parcouru par moins de 65.000 milles depuis sa mise en service ! Mais les missions se démultiplient, du fait notamment des développements économiques en mer, qui imposent des campagnes de fouilles pour protéger le patrimoine immergé se trouvant sur les sites devant par exemple accueillir des éoliennes, des câbles sous-marins électriques ou pour le transport de données numériques. Et puis l’André Malraux se révèle trop juste pour mener des missions hauturières et se projeter loin, en particulier dans