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DriX : Le drone d’iXblue décliné pour des applications militaires

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DriX : Le drone d’iXblue décliné pour des applications militaires

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Initialement développé par iXblue pour des missions hydrographiques, le drone de surface DriX, produit par le chantier du groupe à La Ciotat (ex-H2X), est désormais proposé pour des applications militaires. « Lancé il y a plus d’un an sur le marché civil, DriX a prouvé qu’il était réellement en mesure de changer la donne et a déjà réussi de nombreuses opérations allant du positionnement sous-marin à des missions de bathymétrie. Le monde de la défense l’a rapidement identifié comme un véritable atout à forte valeur ajoutée et qui assure la sécurité des équipages », explique iXblue.

 

Le drone de surface DriX (© IXBLUE)

Le drone de surface DriX (© IXBLUE)

 

Un design conçu pour offrir une plateforme très stable

Long de 7.7 mètres pour une masse de 1.4 tonne, cet USV au design très original a été conçu pour être bien plus stable qu’un drone de surface traditionnel. Cela, grâce à une forme réduisant au maximum les effets de tangage et de roulis, qui peuvent perturber l’acquisition de données. Les essais conduits sur le prototype ont démontré que le drone pouvait travailler facilement par des états de mer 4, là où les opérations deviennent compliquées pour un navire traditionnel de survey.

Une gondole concentrant les senseurs

La coque et les appendices sont en composite. Ce matériau permet de réduire la masse et d’absorber les bruits rayonnés et vibrations, un autre atout pour éviter de dégrader les performances des senseurs.

Sonar, sondeur multifaisceaux, échosondeur, USBL (pointeur d’objets sous-marins)… les senseurs sont placés à 2 mètres de profondeur dans une gondole, structure immergée éloignée de la coque afin d’améliorer l’efficacité des capteurs. La gondole, qui sert aussi de lest à l’engin, est rétractable afin de faciliter la mise en œuvre, la récupération et le stockage du drone. Celui-ci est surmonté d’un mât accueillant tous les équipements liés à la veille nautique, l’anticollision et les communications.

 

 

Jusqu’à 10 jours d’autonomie

Fonctionnant en mode autonome ou piloté depuis la terre ou un autre bateau avec lequel il travaille en tandem, DriX réduit significativement les coûts opérationnels. Il peut opérer de manière continue pendant 5 jours à la vitesse de 7 nœuds et 10 jours à 4 nœuds. Doté d’un moteur diesel de 37.5 cv (réservoir de 250 litres), ce drone peut atteindre 15 nœuds en transit et acquérir des données à une vitesse supérieure à 10 nœuds.

Pour ce qui est de la manutention, iXblue a conçu un système de lancement et de récupération (LARS) facilement intégrable sur le pont d’un navire. L’engin peut aussi être déployé depuis un bossoir.

Evaluation rapide pour les opérations amphibies

Sur le marché militaire, iXblue propose son drone pour différents types de missions. Comme dans le civil, on pense évidemment à la bathymétrie. Non seulement pour des levés classiques, mais aussi lors d’opérations amphibies, où le drone, grâce à son autonomie, sa discrétion et ses capacités, peut présenter un réel avantage. Il s’agit des missions d’évaluation rapide de l’environnement. « Capable de réaliser une bathymétrie à grande vitesse, DriX réduit la durée des relevés tout en assurant une collecte optimale des données. Lancé par la force amphibie au-delà de l’horizon, il est parfait pour les opérations requérant la plus grande discrétion. Il peut naviguer furtivement grâce à ses signatures radar et thermique réduites, tout en fonctionnant complètement indépendamment du navire-mère », affirme iXblue.  

 

Emploi dans le cadre d'opérations amphibies (© IXBLUE)

Emploi dans le cadre d'opérations amphibies (© IXBLUE)

 

Lutte anti-sous-marine

Le groupe propose aussi son engin pour la lutte anti-sous-marine. Le drone, doté de sonars actifs et/ou passifs, dont des systèmes remorqués, agirait alors en complément des moyens ASM traditionnels afin de détecter des sous-marins hostiles ou les dissuader de pénétrer une zone donnée. Il s’intègrerait aussi aux nouvelles opérations multistatiques, qui permettront de fusionner les données issus des senseurs de différentes composantes d’une force aéromaritime (frégates, hélicoptères avec sonars trempés, patrouille maritime mettant en œuvre des bouées acoustiques, drones…)

Guerre des mines

iXblue envisage également un emploi dans le domaine de la guerre des mines, où le DriX pourrait par exemple servir, dans le cadre de concepts basés sur des engins autonomes, à détecter, localiser et positionner des AUV conçus pour la, guerre des mines, lorsque ceux-ci sont immergés. Alors que les communications sous-marines sont très contraintes et ne peuvent s’opérer qu’à courte portée, l’USV servirait de relais entre les AUV et le bateau-mère ou le centre de commandement terrestre.

Missions humanitaires

Enfin, le DriX peut aussi présenter un intérêt lors d’opérations humanitaires conduites juste après une catastrophe naturelle. Dans ce cas, l’accès par la mer est un problème récurrent, les infrastructures portuaires étant la plupart du temps endommagées. Ill faut aussi compter avec d’éventuels mouvements des fonds sédimenteux ainsi que la présence de nombreux débris au niveau des approches maritimes et des chenaux d’accès aux ports. Le drone peut dans ce cas être employé pour ouvrir la voie aux secours en effectuant une évaluation bathymétrique immédiate afin de détecter les dommages et obstacles.

 

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