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Drones navals : Quel avenir pour le SeaKeeper de DCNS ?

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Drones navals : Quel avenir pour le SeaKeeper de DCNS ?

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Présenté depuis deux ans, le drone sous-marin SeaKeeper n'a toujours pas été vendu par DCNS. Après le rapprochement de l'entreprise avec Thales, de nombreux bruits ont circulé sur l'abandon possible de cet engin, spécialement conçu pour la détection des mines. « Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour car l'intégration des drones reste un axe de développement important », affirme-t-on chez DCNS. Malgré des essais très concluants à Corpus Christi puis à Toulon, en 2005, le SeeKeeper n'a finalement pas été retenu par l'US Navy pour assurer la protection des chenaux d'accès de l'une de ses bases, au Texas. La marine américaine aurait, néanmoins, d'autres projets susceptibles de présenter un débouché commercial pour le SeaKeeper. De même, d'autres pays, comme l'Australie, la Pologne et Singapour, se sont montrés intéressés par cet équipement. La France ne l'a, en revanche, pas retenu pour protéger les sous-marins nucléaire lanceurs d'engins basés à l'Ile Longue. Avec une enveloppe de seulement 34 millions d'euros, la marine a retenu, fin 2005, le projet de Thales Underwater Systems, moins onéreux car portant sur la modernisation des bâtiments remorqueurs de sonars existants. Les Antarès, Altaïr et Aldébaran recevront notamment un sonar DUBM-44, en remplacement du DUBM-41, capable de détecter des engins explosifs à 80 mètres de profondeur.

Drone semi-submersible, le Seakeeper est un engin imposant, conçu en coopération avec le groupe canadiens ISE. D'un poids de 7 tonnes, il mesure 11 mètres de long pour une hauteur de 8 mètres. Autonome en opération, le Seakeeper est téléopéré depuis un shelter (centre de commande amovible), embarqué sur un navire ou installé à quai. Il remorque un sonar à balayage latéral capable de détecter et de classifier les mines dans un rayon de 150 mètres. L'ensemble du système, comprenant le drone, le shelter de commande et les différents équipements nécessaires, est aérotransportable à n'importe quel point du globe, en moins de 72 heures. Un dérivé du SeaKeeper est utilisé par la marine canadienne à Nanoose Range.

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