Marine Marchande
Eaux de ballast : Chez Bio UV, la PME française qui monte

Reportage

Eaux de ballast : Chez Bio UV, la PME française qui monte

Marine Marchande
Reportage

L’histoire a commencé dans un garage. Vraiment. « J’ai découvert le traitement à UV quand j’ai décidé de fabriquer moi-même le système nécessaire à ma piscine ». Benoît Gillmann est un entrepreneur dans l’âme bien ancré dans sa terre du Languedoc. Son invention, basée sur l’utilisation des rayons UV-C, il comprend rapidement qu’il peut la diffuser. En 2000, il crée Bio UV, à Lunel, à une vingtaine de kilomètres de Montpellier. Les affaires marchent bien : la PME équipe les piscines des particuliers et des collectivités, se lance sur le secteur de la purification d’eau, du traitement des tours de réfrigération contre la légionellose ou encore des fermes aquacoles. Le processus est simple : les rayons UV-C, dont la longueur d’onde est légèrement supérieure à celles des rayons X, sont émis par des lampes très puissantes. Ces rayons ultra-violets désactivent l’ADN des micro-organismes tels que les bactéries, les virus, les algues, les levures, les moisissures... Pour cela, les rayons pénètrent au sein des micro-organismes et perturbent le métabolisme des cellules. Les germes sont désactivés et ne peuvent se reproduire. Chaque micro-organisme nécessite une « dose » adaptée de traitement allant, par exemple, de 6.9 mJ/cm2 pour la légionnelle à 16 pour le cryptosporidium, un parasite provoquant de graves troubles intestinaux, ou encore 22mJ pour l’algue Chlorella vulgaris. « Le principe n’est pas de stériliser l’eau mais de la désinfecter », précise Benoît Gillmann.

 

Benoît Gillmann montre une petite lampe à UV destiné au traitement des piscines (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Benoît Gillmann montre une petite lampe à UV destiné au traitement des piscines (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Bio-UV fonctionne bien, les premiers locaux sont rapidement trop petits et la société déménage dans …

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