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Ecoles de la Marine marchande : Nantes et Saint-Malo ne seront pas fermées

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Ecoles de la Marine marchande : Nantes et Saint-Malo ne seront pas fermées

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Comme on le laissait entendre ces dernières semaines dans les coursives, les écoles de la Marine marchande de Nantes et Saint-Malo ne seront finalement pas fermées. Après une longue réflexion et une forte mobilisation dans l'Ouest de la France, où on craignait que seuls les sites de Marseille et du Havre soient maintenus, le secrétaire d'Etat aux Transports a annoncé la semaine dernière que la France allait se doter d'une école unique. Toutefois, cette école sera répartie sur les quatre sites actuels. « Notre objectif est simple: augmenter le nombre d'officiers en créant une école attractive, reliée à l'Europe et répondant aux besoins des armateurs », explique Dominique Bussereau, qui a précisé que cette orientation ferait partie d'un projet de loi dont l'examen devrait intervenir au parlement début 2009. La nouvelle institution, qui pourrait prendre le nom d'Ecole nationale supérieure de l'enseignement maritime (ENSEM), devrait délivrer des diplômes d'ingénieurs s'ajoutant aux actuels diplômes d'officiers pont ou machine. Le secrétaire d'Etat a par ailleurs souhaité qu'elle se rapproche d'un centre de recherche, en évoquant l'Ecole navale, centre de formation de la Marine nationale installé à Lanvéoc-Poulmic, face à Brest.
Lancé l'an dernier, le chantier de la réforme de l'enseignement maritime vise à répondre à la pénurie d'officiers dans la Marine marchande, tout en modernisant, en réorganisant et en rationalisant les moyens des écoles. En attendant d'en savoir plus sur le contenu exact des formations et des modes de fonctionnement des quatre sites de l'ENSEM, qui seront définis par un « préfigurateur » devant être prochainement nommé, Dominique Bussereau a indiqué que le site du Havre serait bien transféré dans un nouveau bâtiment. Ce dernier devrait être construit dans un lieu « proche de l'université et des activités portuaires » a-t-il annoncé, sans plus de précision.
Le spectre de la fermeture des écoles de Nantes et Saint-Malo étant écarté, les collectivités locales de l'Ouest souhaitent être associées aux réflexions qui aboutiront au futur projet de loi. C'est notamment le cas du Conseil régional de Bretagne, qui s'est largement mobilisé contre la fermeture de sites. « À l'image de solutions adoptées ailleurs en Europe, autour de la figure centrale de l'officier navigant », Jean-Yves Le Drian, son président, exprime la nécessité de voir « se développer une offre de formation bien plus large pour les métiers de la mer ». Ce dernier pense en effet, « qu'il faut désormais considérer que l'enseignement supérieur maritime ne se limite pas à la seule formation des officiers embarqués au commerce. Une grande école des métiers de la mer n'est pas seulement une école des métiers du transport maritime ».