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EDA-R : La marine française dresse un premier bilan positif

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EDA-R : La marine française dresse un premier bilan positif

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Le 29 juin, cela fera deux ans que le premier engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R ou EDAR) est arrivé à Toulon. Un outil complètement nouveau et un concept novateur qui ont permis, selon la Marine nationale, « une évolution tactique certaine dans le domaine de la projection de force ». Conçu par le groupe français CNIM, qui avait réalisé sur fonds propres un prototype afin de démontrer les capacités de son concept L-CAT (Landing Catamaran) et convaincre des marines d’adopter ce design, le nouvel engin complète avantageusement les anciens chalands de débarquement mis en œuvre par les bâtiments de projection et de commandement (BPC).

 

 

EDA-R deployé depuis le BPC Dixmude (© MARINE NATIONALE)

EDA-R deployé depuis le BPC Dixmude (© MARINE NATIONALE)

 

EDA-R dans le radier d'un BPC (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

EDA-R dans le radier d'un BPC (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

L’EDA-R mesure 30 mètres de long pour 12 mètres de large. Son architecture repose deux coques en aluminium avec, au centre, une plateforme élévatrice de 126 m² capable de soulever une charge de 80 tonnes (véhicules, de fret et de troupes). La capacité d’emport est donc supérieure à celle des traditionnels chalands de transport de matériel (CTM). « La capacité d’emport de l’EDA-R autorise l’embarquement d’un pion tactique complet : section d’infanterie, peloton de cavalerie ou unité interarmées de plage. Pour un même chargement, il fallait auparavant prévoir deux CTM », explique la Marine nationale.

 

 

Un CTM (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Un CTM (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

Vitesse et allonge plus grandes

 

 

Lorsque la plateforme est en position haute, l’EDA-R, dont la propulsion est assurée par quatre hydrojets MJP et quatre moteurs MTU 12V 2000 M93 d'une puissance unitaire de 1340 kW, se comporte comme un catamaran rapide. Sa vitesse atteint 25 à 30 nœuds à vide et 18 nœuds avec une charge de 80 tonnes. A comparer aux 9 nœuds seulement des CTM, qui sont en outre bien moins manoeuvrants. « La manoeuvrabilité et la puissance de l’EDA-R sont une réelle plus-value. Elles lui permettent de bien résister aux vents et aux courants, et donc d’intervenir dans l’ensemble du spectre environnemental du domaine amphibie malgré sa taille supérieure

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