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Effort de défense : Pour le CIDEF, 2% c’est « se donner les moyens de ses ambitions »

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Dans un contexte sécuritaire qui se dégrade avec des menaces qui n’ont jamais été aussi proches, le CIDEF (Conseil des Industries de Défense Françaises) prend acte des déclarations d'une majorité de candidats à l'élection présidentielle confirmant la pertinence de l’objectif de 2% du PIB défini par le ministère de la Défense pour l’effort de Défense de la France et correspondant à l’engagement pris par notre pays au Sommet de l’OTAN à Newport en 2014 puis rappelé au Sommet de Varsovie en 2016.

A l’heure où les grandes puissances dans le monde et nos alliés décident d’investir de nouveau – et ce massivement – dans leur Défense (+3 Mds€ en Allemagne en 2017 !), les industries de Défense françaises souhaitent rappeler qu’il ne s’agit pas seulement de défendre un pourcentage mais bien un montant, celui d’un effort additionnel substantiel rapide d’environ 2Mds€ par an, consacrés au fonctionnement des Armées et à leurs équipements. La cible de 2% doit ainsi pouvoir être atteinte dès 2022.

Si la France ambitionne de maintenir son outil militaire au premier rang de performance et de technologie, et donc sa base industrielle, il est devenu urgent de mesurer l’ampleur des défis capacitaires à venir : assurer le renouvellement des deux composantes de la Dissuasion ; maintenir et moderniser les capacités des Armées dont l’usure est accélérée par un engagement très élevé dans la lutte contre le terrorisme ; combler les manques capacitaires, notamment dans les nouveaux domaines de lutte (cyber, drones,...) ; soutenir un niveau de R&D élevé pour préparer les prochaines générations d’équipements en tenant compte de l’arrivée rapide de ruptures technologiques majeures.

Cet investissement dans l’outil de défense concoure non seulement à la souveraineté nationale et au maintien du rang des armées françaises mais aussi au développement d’un secteur industriel qui se caractérise par son très haut niveau d’innovation technologique, par un emploi essentiellement localisé sur le territoire national et par sa contribution positive à la balance commerciale.

Alors que les zones de crise permanente se sont multipliées, les contrats opérationnels de nos forces ne pourront être assurés en totalité faute d’effort budgétaire sur le maintien en service de leurs équipements et nos industries nationales de défense risquent de perdre des domaines de compétences de façon irréversible. Dans les conditions actuelles, il n’existe plus de marge de manoeuvre.

Les industries de Défense représentent un capital humain de 165 000 emplois directs et indirects à forte valeur ajoutée, très largement répartis sur le territoire, et dont les compétences contribuent largement à l'efficacité de nos forces sur les théâtres d'opération ainsi qu'à la souveraineté de la France pour ses exportations.

Communiqué du CIDEF, mars 2017