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Elgin : Total sur le pont pour stopper la fuite de gaz

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Elgin : Total sur le pont pour stopper la fuite de gaz

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Une équipe de reconnaissance a pu être héliportée en fin de semaine dernière sur la plateforme d'Elgin, en mer du Nord. La structure, située à 240 km à l'Est d'Aberdeen, en Ecosse, est victime depuis le 25 mars d'une importante fuite de gaz. Après l'extinction de la torchère, confirmée le 2 avril, une équipe d'experts de Total et de la société Wild Well Control a rejoint la zone. « Après s'être assurée que toutes les conditions de sécurité nécessaires étaient réunies, l'équipe est descendue de l'hélicoptère. Elle n'a détecté aucune présence de gaz sur la plateforme de production et d'habitation (PUQ) d'Elgin qui est reliée par un pont de 90 mètres à la plateforme puits (WHP) d'où provient la fuite. Aucune présence de gaz n'a été détectée sur les voies d'accès à la plateforme puits. La structure de la plateforme, de la tête du puits G4 et des zones avoisinantes, y compris le rig, ne présente aucun changement depuis l'évacuation de la plateforme le 25 mars dernier. Les conditions de sécurité n'ont pas évolué non plus », explique le groupe français.
L'inspection visuelle a confirmé que la fuite provient de la tête de puits G4, au niveau du pont de la plateforme WHP. En parallèle, un relevé réalisé par un robot d'intervention a confirmé l'absence de toute fuite de gaz sous-marine, indique Total, qui précise que la mission de reconnaissance a permis de confirmer que les plans d'intervention visant à contrôler la fuite du puits G4 peuvent progresser comme prévu.

 La première solution vise à injecter de la boue par le haut du puits depuis une unité semi-submersible dotée de moyens de pompage   (© : TOTAL)
La première solution vise à injecter de la boue par le haut du puits depuis une unité semi-submersible dotée de moyens de pompage (© : TOTAL)

Deux solutions techniques pour boucher le puits

Deux solutions techniques sont en cours de préparation afin de stopper la fuite de gaz. Des équipes seront héliportées à bord, alors qu'une plateforme semi-submersible équipée de moyens de pompage à haute pression sera envoyée sur zone afin d'injecter de la boue par le haut du puits, depuis la plateforme. La boue s'écoulera alors progressivement dans le conduit, d'où le gaz s'évacuera ou sera repoussé dans la formation géologique depuis laquelle il s'échappe. Quand la boue aura rempli le puits, l'équilibre des pressions devrait être rétabli et le puits de nouveau sous contrôle. Cette opération de pompage, qui constitue la première solution présentée par Total, peut durer quelques semaines.

 La seconde solution consiste à forer deux puits de secours pour injecter la boue à la base du puits G4   (© : TOTAL)
La seconde solution consiste à forer deux puits de secours pour injecter la boue à la base du puits G4 (© : TOTAL)

En parallèle, deux unités de forage seront positionnées à proximité afin de forer deux puits de secours devant atteindre le puits G4 et y injecter de la boue par le bas. Il s'agit de la seconde solution, prévue au cas où la première méthode serait infructueuse. Le forage sera mené en parallèle du pompage, de manière à ne pas perdre de temps en cas d'échec de la première solution. Dans ce cas, dès que l'un des puits de secours aura atteint le puits G4, le forage du second puits de secours sera interrompu (il pourrait être utilisé en second recours). Une ouverture sera alors créée dans le G4, la boue étant injectée pour remplir complètement le puits à partir de la base inférieure, ce qui permettra d'évacuer le gaz et de rétablir l'équilibre des pressions. La durée estimée de l'opération est de quelques mois.
Une fois le puits sous contrôle, qu'il s'agisse de la première ou de la seconde solution, Total procèdera bouchera le puits par injection de ciment.

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