Marine Marchande
En Chine, le nombre de minéraliers en attente diminue un peu

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En Chine, le nombre de minéraliers en attente diminue un peu

Marine Marchande

L’embouteillage formé dans le nord de la Chine se résorbe un peu. Selon le Lloyd’s List, il reste « plus de 55 vraquiers » (10 panamax, 29 post-panamax et 16 capesizes) attendant de décharger leur charbon australien dans les ports chinois, alors qu’ils étaient six de plus, il y a une semaine. D’autres sources évoquent 66 navires (19 capesizes et 47 panamax) en attente et neuf de moins que la semaine précédente. Il semble que des acheteurs chinois aient trouvé le moyen de vendre leur charbon australien devenu interdit sur de nouveaux marchés.

De nombreux navires sont pris dans un bras de fer entre Canberra et Pékin. Certains minéraliers transportant du charbon australien sont bloqués depuis plus de six mois, alors que le minerai d’autres provenances pouvait être déchargé. Pour justifier ce blocage, la Chine a avancé diverses raisons comme la situation sanitaire ou des problèmes environnementaux. Les équipages se trouvent ainsi pris au piège sur des bateaux dont les cargaisons doivent être déchargées, risquant d’être arrêtés s’ils partent sans avoir livré la marchandise.

La Chine a fermé ses ports au charbon australien, le deuxième produit d’exportation de l'Australie. Une mesure qui fait suite à une demande de Canberra, début 2020, d’ouvrir une enquête sur l’origine de la pandémie de coronavirus. Depuis, Pékin a imposé des taxes douanières sur des produits d’exportation australiens comme l’orge, le vin et le bœuf. L’Australie avait déjà banni Huawei du développement du réseau 5G et n’hésite pas à critiquer son voisin sur sa politique dans le Xinjiang ou à Hong Kong. Des tensions qui illustrent la guerre d’influence à laquelle les deux pays se livrent dans la sous-région. Mais la demande en charbon est forte en Chine avec des prix intérieurs élevés et des aciéries et fournisseurs d’électricité qui appellent à assouplir les sanctions.

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