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Première sortie à la mer du SNA Suffren
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Première sortie à la mer du SNA Suffren

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Le nouveau sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine nationale a effectué le 28 avril, devant Cherbourg, sa première sortie en mer et, du même coup, sa première plongée. Le Suffren était encadré par de nombreux moyens nautiques : remorqueurs et pousseurs de la base navale, bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain, vedette radiologique, chaland multi-missions, moyens de protection de la Gendarmerie maritime et des fusiliers-marins…  

 

(© MARINE NATIONALE)

 

Le Suffren a navigué brièvement en surface mais pas encore en immersion, les essais en mer débutant par une plongée statique, à la verticale et après prise de coffre. Une opération ayant pour but de vérifier le bon fonctionnement des ballasts et, surtout, d’effectuer la pesée du sous-marin. La veille, le bâtiment avait été transféré du dispositif de mise à l'eau (DME), où il avait été positionné en juillet dernier après sa sortie du chantier cherbourgeois de Naval Group, pour rejoindre le quai H3 de la base navale. 

 

Sortie du dispositif de mise à l'eau (DME) le 27 avril (© NAVAL GROUP)

Sortie du dispositif de mise à l'eau (DME) le 27 avril (© NAVAL GROUP)

 

 

Transfert au quai H3 le 27 avril (© MARINE NATIONALE - PHILIPPE DESPLAT)

Transfert au quai H3 le 27 avril (© MARINE NATIONALE - PHILIPPE DESPLAT)

Appareillage du quai H3 le 28 avril (© MARINE NATIONALE - BENJAMIN PAPIN)

Appareillage du quai H3 le 28 avril (© MARINE NATIONALE - BENJAMIN PAPIN)

 

 

Appareillage du quai H3 le 28 avril (© MARINE NATIONALE - ROMUALD LE HENAFF)

Appareillage du quai H3 le 28 avril (© MARINE NATIONALE - ROMUALD LE HENAFF)

 

 

Appareillage de Cherbourg pour la première plongée statique le 28 avril (© MARINE NATIONALE - BENJAMIN PAPIN)

Appareillage de Cherbourg pour la première plongée statique le 28 avril (© MARINE NATIONALE - BENJAMIN PAPIN)

Première plongée statique le 28 avril devant Cherbourg (© MARINE NATIONALE - PHILIPPE DESPLAT)

Première plongée statique le 28 avril devant Cherbourg (© MARINE NATIONALE - PHILIPPE DESPLAT)

 

De retour au port le 29 avril à l’issue de sa première sortie, le bâtiment poursuivra dans les semaines qui viennent sa campagne d’essais en mer, en surface en Manche puis en plongée en Atlantique, son soutien étant alors assuré depuis Brest où un quai a été spécialement construit pour accueillir ce nouveau type de SNA. D’ici l’été, le Suffren rejoindra Toulon, où il sera basé, sa livraison devant intervenir au second semestre en vue d’une admission au service actif programmée en 2021.

Les essais en mer vont permettre de qualifier la plateforme et le système de combat, le bâtiment devant effectuer des tirs d’armes (missile de croisière naval, missile antinavire et torpille). Il faudra également valider le module amovible DDS, qui peut être embarqué derrière le massif. Conçue pour la projection de forces spéciales, cette structure peut notamment accueillir le nouveau propulseur sous-marin PSM3G des commandos marine. « Au cours des huit derniers mois, les équipes industrielles et étatiques du programme ont mené avec succès l’ensemble des essais à quai du Suffren qui visaient à vérifier le bon fonctionnement de ses différents systèmes et équipements. Trois prérequis sont validés : le système de combat est arrivé au terme de ses tests à terre et est prêt pour la poursuite des évaluations à la mer ; le réacteur nucléaire a été démarré fin 2019 à l’issue du chargement de son combustible ; enfin, en janvier 2020, le sous-marin a été mis à flot pour valider les premiers essais d’étanchéité. Entamés en Manche, ces essais en mer conduiront le Suffren dans l’Atlantique et enfin en Méditerranée. Menés sous la supervision des ingénieurs et techniciens de la DGA, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), de Naval Group et de TechnicAtome, ils seront effectués par des sous-mariniers de la Marine nationale pour vérifier, de manière progressive, l’ensemble des capacités techniques et opérationnelles du navire. Ils dureront plusieurs mois jusqu’à une livraison prévue dans le courant de l’année », explique la Direction Générale de l'Armement. Pendant toute la phase des essais en mer, le Suffren reste la propriété de Naval Group. Il est placé sous la responsabilité de la marine pour son commandement opérationnel et en qualité d’exploitant nucléaire délégué. Maître d’ouvrage du programme Barracuda, la DGA est, quant à elle, responsable des essais jusqu’à la réception du bâtiment et sa livraison. 

Premier d’une série de six SNA réalisés par Naval Group dans le cadre du programme Barracuda, le Suffren mesure 99 mètres de long pour 8.8 mètres de diamètre, son déplacement en plongée devant atteindre au moins 5200 tonnes. Equipé de quatre tubes de 533mm, il pourra embarquer 20 armes.

 

Première plongée statique le 28 avril devant Cherbourg (© MARINE NATIONALE - PHILIPPE DESPLAT)

Première plongée statique le 28 avril devant Cherbourg (© MARINE NATIONALE - PHILIPPE DESPLAT)

 

Second bâtiment de cette série, le Duguay-Trouin, en cours d’assemblage à Cherbourg, doit rejoindre la flotte française en 2022. Viendra ensuite le Tourville, attendu en 2023, puis les De Grasse (2025), Rubis (2027) et Casabianca (2029). 

Les Suffren vont remplacer les six SNA du type Rubis, entrés en service entre 1983 et 1993. Après le désarmement du Saphir l’an dernier, seuls cinq de ces bâtiments sont encore opérationnels (Rubis, Emeraude, Casabianca, Améthyste et Perle), le premier devant à son tour prendre sa retraite en fin d’année. Les autres suivront d’ici 2029 au fil de la livraison des nouveaux SNA.

- Voir notre article complet sur le SNA Suffren

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