Défense
En « MEDOR » à bord du Forbin

Reportage

En « MEDOR » à bord du Forbin

Défense

Cap aujourd’hui sur la Méditerranée orientale, la zone « MEDOR » comme on dit dans la Marine nationale, où nous vous emmenons à bord du Forbin, l’une des deux frégates de défense aérienne du type Horizon de la Marine nationale. Le bâtiment fait actuellement partie du groupe aéronaval (GAN) emmené par le Charles de Gaulle, dont les Rafale interviennent depuis la fin septembre contre les positions de Daech en Irak et en Syrie.

L’indispensable entourage du porte-avions

Ce troisième déploiement en moins de trois ans du GAN français face au groupe terroriste a été largement médiatisé. Mais comme souvent, les caméras se sont presqu’exclusivement concentrées sur le porte-avions. Certes, le Charles de Gaulle est la pièce maîtresse du dispositif. Mais sans les autres unités du groupe aéronaval, constitué de frégates de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, d’un avion de patrouille maritime et d’un ravitailleur, il ne pourrait évoluer en toute liberté et, surtout, en toute sécurité. Les bâtiments qui entourent le porte-avions, grâce à leurs multiples capteurs et leur positionnement, sont également très précieux pour enrichir la connaissance de l’environnement proche comme éloigné du Charles de Gaulle, assurant ainsi à l’amiral qui commande la flotte une parfaite maîtrise de l'espace aéromaritime, et des renseignements cruciaux sur la situation au-dessus du territoire syrien.

 

Le GAN le 20 octobre (© : MARINE NATIONALE)

Le GAN le 20 octobre (© : MARINE NATIONALE) 

Le Chevalier Paul et le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Le Chevalier Paul et le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE) 

Départ de Chypre sous haute protection

Nous sommes fin novembre, à Chypre. En ce début de matinée, alors que le soleil vient de se lever, le Charles de Gaulle quitte Limassol. Après quelques jours d’escale, au cours desquels l’équipage et le matériel ont pu souffler après des semaines d’intense activité, le bâtiment reprend la mer pour poursuivre ses opérations au Levant. Le Forbin est également là et s’apprête à appareiller. Alors que l’imposante silhouette du porte-avions s’engage dans les passes, l’équipage de la frégate s’active. En plus des marins traditionnellement affectés au poste de manœuvre, de nombreux fusiliers et artilleurs, en casques et gilets pare-balle, ont pris place sur les extérieurs. Canons de 20mm, mitrailleuses de 12.7mm et 7.62mm… La superstructure, la plage avant et la plateforme hélicoptère sont hérissés d’affûts, prêt à réagir à la moindre menace, détectée par les veilleurs ou les nombreux moyens de détection de la frégate. Nous sommes en effet en situation de guerre et les ports constituent pour les terroristes l’une des rares occasions de tenter de s’en prendre aux navires, qu’ils ne peuvent atteindre au large.

 

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