Science et Environnement
Energy Observer équipé d’ailes de propulsion

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Energy Observer équipé d’ailes de propulsion

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Nous vous en parlions en janvier. C’est maintenant chose faite. Energy Observer vient d’être équipé d’ailes de propulsion éolienne Oceanwings de 12 mètres, un concept breveté par VPLP design et le groupe CNIM de la Seyne-sur-Mer. Les travaux ont été effectués chez Damen, à Amsterdam. Ces ailes rotatives à 360°, autoportées et automatisées ont été installées sur le navire expérimental le 18 avril. Elles permettent à la fois de propulser le bateau, de produire de l’énergie et de l’hydrogène en navigation.

 

(© : ENERGY OBSERVER)

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(© : ENERGY OBSERVER)

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Le système s’apparente à une grand-voile divisée en deux panneaux et s’inspire des ailes rigides de l’America’s Cup qui présentent une aérodynamique supérieure aux voiles traditionnelles. Les Oceanwings de VPLP permettent d’affaler ou d’arriser ces structures rigides. Un premier prototype de 8 mètres d’envergure avait déjà été testé. Contrairement à celui-ci, il s’agit toutefois pour Energy Observer d’ailes couplées.

Déjà, lors des premières campagnes de navigation, Energy Observer avait testé deux éoliennes à axe vertical pour la production d’énergie et une aile de traction pour la réduction des dépenses énergétiques. Le nouveau système combine cette fois les deux. D’une part, il permet d’accélérer la vitesse, en complément des moteurs électriques, tout en réduisant les dépenses énergétiques, en soulageant les moteurs. D’autre part, il offre la possibilité de produire de l’énergie en navigation - les moteurs électriques sont inversés en hydrogénérateurs - et de l’hydrogène par électrolyse de l’eau (un point fort en Europe du Nord, moins ensoleillée). Les ingénieurs d’Energy Observer étudient aussi la possibilité de poser des panneaux photovoltaïques souples sur les ailes.

« C’est une phase intermédiaire entre le prototype - qui a marché au-delà de nos espérances - et la série », explique Marc Van Peteghem, architecte et co-fondateur du cabinet VPLP Design dans un communiqué. Il estime que ce système permettrait une économie de carburant de 18 à 42 %. Victorien Erussard, fondateur et capitaine d’Energy Observer, y voit «une véritable rupture technologique dans la réduction des dépenses énergétiques des navires de commerce. Associées à l’hydrogène, c’est le combo gagnant pour un transport maritime propre ».

Energy Observer a déjà entamé des tests préliminaires. Ils vont se poursuivre tout au long du périple entamé par le navire expérimental. Il doit arriver à Hambourg, puis gagner Copenhague, Stockholm, Helsinki, Saint-Pétersbourg, avant d’emprunter le canal de la mer Blanche, de naviguer dans le Grand Nord et de longer les côtes norvégiennes. Retour à Saint-Malo prévu fin octobre.

 

(© : ENERGY OBSERVER)

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