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Engie, NYK et Mitsubishi lancent un souteur dédié au GNL

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Il va s’appeler l’Engie Zeebrugge, aura une capacité de 5000 m3 et commencera son service de soutage de GNL dans le port éponyme début 2017. Ce tout nouveau navire, en finition dans les chantiers Hanjin de Busan en Corée,  sera le premier de la flotte de Gas4Sea, toute nouvelle co-société dédiée au soutage GNL des énergéticiens Engie et Mitsubishi et de l’armement NYK dont la création a été officialisée au salon SMM de Hambourg la semaine dernière.

 

(DROITS RESERVES)

(DROITS RESERVES)

 

« Il s’agit du premier navire au monde créée spécifiquement pour cet usage », se réjouit Philip Olivier, directeur Global LNG chez Engie. Destiné au tout premier contrat signé par Gas4Sea avec UECC, le souteur fournira les deux rouliers dual-fuel commandés par UECC pour le trafic de cabotage en mer du Nord et en Baltique. « Nous avons travaillé en partenariat étroit avec les autorités locales, le port de Zeebrugge nous a fourni les autorisations nécessaires dès le mois de juin 2014, alors que nous mettions en place notre cos-société », souligne Philip Olivier. Le GNL proviendra du terminal méthanier de Fluxys, « notre partenaire local. D’où le 4 dans Gas4Sea : il y a nous trois et, dans tous nos futurs contrats, un associé installé localement ».

 

Montage/Vue d'artiste du futur souteur de Gas4Sea (DROITS RESERVES)

Montage/Vue d'artiste du futur souteur de Gas4Sea (DROITS RESERVES)

 

Puisque Gas4Sea a des ambitions. « Le potentiel est important. Il y a actuellement 75 navires propulsés au GNL, jusqu’ici principalement en Norvège. Mais pour les 87 en commande, on remarque qu’ils sont destinés en grande partie au reste de l’Europe et à l’Amérique du Nord ». L’entrée en vigueur de nouvelles zones SECA et le renforcement des normes sur les émissions de soufre devraient encore accélérer le mouvement à l’horizon 2020. « Il faut que quelqu’un franchisse le pas en choisissant d’investir dans des infrastructures, le monde va changer et il faut prendre les décisions pour anticiper et accompagner cette nouvelle donne en matière de combustible », rajoute Philip Olivier.

Gas4Sea pense à l’avenir : l’Europe du Nord et sa flotte qui a déjà bien entamé sa transition énergétique, mais également le Sud, « pourquoi pas Marseille par exemple? », s’interroge le directeur LNG d’Engie. Le potentiel est en effet global : « l’Asie et la Chine en font partie et ce sont des endroits que nous connaissons bien », rappelle Jun Nishisawa, vice-président de Mitsubishi. « De plus en plus de types de navires se tournent vers ce type de propulsion : servitude, passagers, offshore, tankers, rouliers et même paquebots, qui sont intéressés puisque leurs escales sont courtes et leur ravitaillement doit être rapide », poursuit Philip Olivier.

L’Engie Zeebrugge a été construit en pionnier et son exploitation a été sécurisée par le contrat avec UECC. « C’est le genre d’approche que nous allons poursuivre. Construire un bateau qui corresponde à un besoin spécifié par un client. Ce qui n’empêche pas aux souteurs de rajouter des contrats spot, bien entendu ».

 

Engie (ex-GDF Suez)