Défense
Entrainement spartiate pour la Marine

Actualité

Entrainement spartiate pour la Marine

Défense

Lancement de missiles, tirs d'artilleries, attaques aériennes... Incluant la composante amphibie de la marine, un nouvel entrainement, baptisé « Spartiate », voit le jour cette semaine en Méditerranée. Depuis 2004, à l'initiative de la Force d'action navale (division « Entraînement »), des campagnes d'entraînement supérieur, appelées Tamouré sont menées au profit des bâtiments de combat au Centre d'essais de Lancement de Missiles de la Méditerranée (CELM), situé sur l'île du Levant. Afin de permettre la participation des unités de type TCD (Transport de Chalands de Débarquement) et BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) à ces campagnes de tirs tactiques, et pour densifier la phase terrestre de l'exercice, les campagnes Tamouré prennent donc une nouvelle dimension, renforçant ainsi leur intérêt au profit des unités de la FAN et des marines étrangères. L'évolution consiste principalement en la participation de composantes amphibies et en des tirs combinés avec des batteries terrestres. Cette nouvelle forme d'entraînement supérieur revêt le nom de baptême de SPARTIATE (Stage de Préparation d'ARTILLerie et d'Action vers la Terre). Ce concept a été validé par le BPC Mistral en octobre 2007, lors de la 1ère campagne de ce type. La deuxième campagne Spartiate se déroule à partir d'aujourd'hui et jusqu'à jeudi, toujours avec le concours du CELM.

 Le TCD Sirocco (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Le TCD Sirocco (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 L'aviso Cdt Ducuing (© : JEAN-LOUIS VENNE)
L'aviso Cdt Ducuing (© : JEAN-LOUIS VENNE)

Y participeront le TCD Siroco, l'aviso Commandant Ducuing, la frégate anti-aérienne Jean Bart et une section du 54ème Régiment d'Artillerie (RA) de Hyères.
Spartiate verra une succession d'attaques simulées par des cibles du CELM, et des aéronefs d'entrainement sur les bâtiments de guerre qui patrouillent au large du Levant. En moyenne, une frégate tire un ou deux missiles, une cinquantaine d'obus, et plusieurs centaines de munitions de petits calibres en moins de trois jours. Les bâtiments et les batteries terrestres « Mistral » exécuteront par ailleurs un tir coordonné de missiles sur des cibles assaillantes. Les manoeuvres terrestres comprendront une évacuation de ressortissants (RESEVAC) menée avec le soutien du Ministère de Affaires Etrangères. Les forces en présence devront débarquer troupes et matériels sur le site de Port Avis au Levant, progresser vers un point d'appui, prendre contact avec les autorités consulaires, et déjouer les manoeuvres de harcèlement d'une quarantaine d'éléments rebelles joués pour l'occasion par la brigade de protection du porte-avions Charles de Gaulle. A noter qu'à l'invitation de la Force d'action navale, du personnel consulaire, envoyé en stage par le Ministère des Affaires Etrangères, participera à cet exercice en qualité de « Consul ». Pour la Marine nationale, « Cette volonté de réalisme de l'entraînement, poussé ici à son paroxisme (tirs tactiques réels, stress recréé,...) dans des conditions proches des missions opérationnelles, de crise ou de conflit, permet aux unités d'acquérir toutes les aptitudes nécessaires pour assurer le spectre de leurs missions, en ne laissant aucune place à l'improvisation. La Marine nationale dispose, avec ces campagnes de tirs tactiques (TAMOURE et désormais SPARTIATE) et le savoir-faire technique du CELM, d'un outil unique en Europe. Ces entraînements supérieurs séduisent déjà les marines espagnole et britannique ».

Marine nationale