Energies Marines
Éolien, hydrolien: La Bretagne accélère

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Éolien, hydrolien: La Bretagne accélère

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Produire près du quart de la consommation actuelle d'électricité en Bretagne, à l'horizon 2030. C'est l'objectif des acteurs de la conférence mer et littoral qui s'est tenue la semaine dernière en préfecture de Rennes : l'État, la Région, des associations environnementales, de pêcheurs, des professionnels. Trois macrozones qui semblent particulièrement adaptées à ce type de productions ont été déterminées. Il s'agira, à terme, de les affiner. Pour l'hydrolien, c'est le Fromveur, au large d'Ouessant (29). Les retours de la société Sabella sont positifs. Elle y a produit de 0,5 à 1 MW. La création d'une zone plus grande, dans quelques années, pourrait permettre de monter à 250. Par ailleurs, deux secteurs sont jugés favorables à l'accueil d'éolien flottant. Un au sud, de l'ouest de Belle-Île en Mer au sud de Groix. Des réunions publiques sont déjà organisées depuis un moins, dans le Morbihan (sur le continent) et bientôt sur les îles, concernant un projet pilote. L'autre secteur, plus vaste, part de Saint-Pol-de-Léon (29) jusqu'à l'île Bréhat (22). Un premier projet verrait le jour vers 2023 à 2025, le second plutôt entre 2025 et 2030. On parle d'1,5 GW de production. Au total, ces trois « usines » d'énergies renouvelables en mer produiraient près du quart de la consommation bretonne actuelle. Même si cette dernière continuera de croître, la réussite de tels projets aura un impact loin d'être négligeable. Des appels d'offres devraient être lancés en début d'année 2018. Les entreprises bretonnes actuelles peuvent y voir un débouché important : celles déjà spécialisées dans ces domaines, comme celles qui pourraient se diversifier.

Côté environnement, l'impact serait, semble-t-il, raisonnable, surtout que ces énergies seraient propres. L'impact sur la pêche est étudié. Les professionnels ont attiré l'attention sur le fait que le Brexit pourrait inciter des bateaux à se rapprocher des côtes bretonnes, et donc densifier le trafic. La concertation se poursuivra dans les mois à venir.


Un article de la rédaction du Télégramme