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Eolien Offshore : Areva et Gamesa finalisent leur rapprochement

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Eolien Offshore : Areva et Gamesa finalisent leur rapprochement

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Les groupes français et espagnol ont annoncé ce lundi avoir signé les accords permettant de regrouper leurs activités dans l’éolien offshore et, ainsi, voir émerger un leader mondial du secteur. A l’issue des négociations, qui avaient débuté en janvier, Areva et Gamesa ont décidé de créer une société commune, qui doit être opérationnelle à la fin de l’année. Détenue à parts égales par les deux partenaires, la co-entreprise intègrera différents actifs. Gamesa apporte sa machine de 5MW, ses travaux de R&D sur l’éolien en mer, une licence technologique dans le domaine de l’éolien terrestre applicable à l’offshore, des processus d’exploitation et de maintenance avec une capacité terrestre de 20 MW en maintenance, ainsi que son savoir-faire et son expertise dans la chaîne d’approvisionnement. L’ensemble est évalué à 195 millions d’euros. Les actifs apportés par Areva sont, quant à eux, estimés à 280 millions d’euros. L’industriel français met au pot ses éoliennes offshore de 5 et 8 MW, son portefeuille de projets de 2.8 GW, un transfert de connaissances en R&D et en ingénierie, ainsi que ses usines allemandes de Bremerhaven (assemblage d’éoliennes) et de Stade (fabrication de pales).

Les nouvelles usines du Havre seront développées sous l’égide de la société commune, qui ambitionne de remporter près de 20% de parts de marché en Europe d’ici 2020, date à laquelle la puissance installée en mer devrait dépasser 25 GW. Areva et Gamesa, qui comptent notamment s’appuyer sur leurs projets en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, convoitent également le marché asiatique, où les experts prévoient une puissance installée de 18 GW à l’horizon 2020.

Côté machines, la M5000 d’Areva doit être optimisée, de même que son homologue de 5 MW conçue par Gamesa.  Dans le même temps, le développement de la future turbine de 8 MW se poursuivra, cette machine devant notamment être implantée en France d’ici 2021. Elle a en effet été retenue dans le cadre du second appel d’offres pour les sites du Tréport et de Yeu-Noirmoutier,  qui seront réalisés par le consortium emmené par GDF Suez.